Genève: La justice classe l’affaire Rybolovlev/Bouvier
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GenèveLa justice classe l’affaire Rybolovlev/Bouvier

Après l’annulation du volet monégasque de la procédure, la justice genevoise va boucler le dossier opposant le marchand d’art suisse Yves Bouvier et le milliardaire russe et président de l’AS Monaco Dmitri Rybolovlev.

Dmitri Rybolovlev (au centre) avait accusé Yves Bouvier en janvier 2015 de l’avoir escroqué en lui revendant avec des marges exorbitantes une collection de tableaux digne d’un musée.

Dmitri Rybolovlev (au centre) avait accusé Yves Bouvier en janvier 2015 de l’avoir escroqué en lui revendant avec des marges exorbitantes une collection de tableaux digne d’un musée.

AFP

La justice genevoise s’apprête à classer l’affaire concernant le marchand d’art suisse Yves Bouvier, qui avait été mis en cause pour escroquerie par le milliardaire russe et président de l’AS Monaco Dmitri Rybolovlev.

«Le Ministère public a annoncé aux parties son intention de classer la procédure», ont indiqué les autorités judiciaires genevoises à l’AFP, confirmant une information du journal suisse «Le Temps». Ce classement fait suite à l’annulation du volet monégasque de la procédure.

Le 12 décembre 2019, la Chambre du conseil de la Cour d’appel de Monaco a en effet annulé la procédure pour escroquerie intentée en 2015 par Dmitri Rybolovlev contre le marchand d’art suisse, au motif qu’elle était inéquitable et avait été menée de «manière partiale et déloyale» en raison notamment des relations entre les avocats du Russe, les enquêteurs et le procureur général de l’époque.

La Cour de révision de Monaco avait confirmé l’annulation en juillet dernier.

Plainte à Monaco

En janvier 2015, Rybolovlev avait accusé Yves Bouvier de l’avoir escroqué en lui revendant avec des marges exorbitantes une collection de tableaux digne d’un musée -dont le «Salvator Mundi» de Léonard de Vinci, depuis cédé pour 450 millions de dollars, mais aussi des Picasso, Matisse, Van Gogh…

Il avait porté plainte à Monaco pour des escroqueries commises selon lui à l’occasion de trois transactions, portant sur un de Vinci, un Gauguin et un Rothko.

Ses avocats avaient aussi saisi la justice suisse pour de nombreuses autres transactions, entachées selon eux d’escroquerie, d’abus de confiance et de blanchiment d’argent.

Dans cette affaire, M. Bouvier s’est défendu de toute escroquerie à l’encontre de son ancien client et a affirmé avoir réalisé des plus-values comme toute personne achetant et revendant un bien en a le droit.

(AFP)

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