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CisjordanieLa justice israélienne examine le tracé du mur de séparation

La Cour suprême israélienne a examiné mercredi un recours contre le tracé du mur de séparation en Cisjordanie dans la vallée de Crémisan. Ce site est emblématique du patrimoine chrétien palestinien.

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La Cour suprême se penche sur le recours des habitants de la vallée de Crémisan connue pour son vignoble qui produit le vin de messe de Terre sainte.

La Cour suprême se penche sur le recours des habitants de la vallée de Crémisan connue pour son vignoble qui produit le vin de messe de Terre sainte.

AFP
Les habitants de la vallée de Crémisan se battent pour que le mur de séparation ne coupe pas leur région. (24 janvier 2014)

Les habitants de la vallée de Crémisan se battent pour que le mur de séparation ne coupe pas leur région. (24 janvier 2014)

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Le village de Battir, célèbre pour son antique système d'irrigation, pourrait être coupé par cette barrière.

Le village de Battir, célèbre pour son antique système d'irrigation, pourrait être coupé par cette barrière.

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«Je ne m'attends à aucune décision aujourd'hui, cela prendra peut-être un mois», a déclaré, Yousra al-Arja, 75 ans, qui habite la vallée. «Nous avons peu d'espoir, mais avec la pression diplomatique et la présence massive de l'Église, nous pouvons peser positivement sur la décision», a indiqué le père Ibrahim al-Shomali, curé de Beit Jala, près de Bethléem.

Production du vin de messe

Une vingtaine de Palestiniens de Beit Jala, que le tracé de la barrière menace de séparer de leurs terres dans la vallée, se sont déplacés à Jérusalem pour assister à l'audience de la Cour qui examine le recours d'habitants de la vallée. La vallée de Crémisan, couverte de citronniers et d'oliviers, est connue pour son vignoble qui produit le vin de messe de Terre sainte.

Soutien des colons

Mercredi également, la Haute Cour de Justice israélienne doit examiner un recours contre le passage de cette barrière à Battir, dont les terrasses agricoles de l'époque romaine sont considérées comme un prétendant sérieux au classement par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité.

Fait inhabituel, le recours, présenté par l'ONG Les Amis de la Terre/Moyen-Orient, a également reçu le soutien de l'Autorité israélienne des réserves et parcs naturels, pourtant dirigée par des partisans de la colonisation, au nom de la protection de l'environnement et du site.

Palestiniens isolés

La barrière, achevée aux deux tiers, et qui atteindra à terme environ 712 km, se trouve à 85% en Cisjordanie, isolant 9,4% du territoire palestinien, dont Jérusalem-Est, selon l'ONU.

(ats)

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