Moscou: La justice russe se montre clémente avec un acteur

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MoscouLa justice russe se montre clémente avec un acteur

Pavel Oustinov avait été interpellé lors d'une manifestation à Moscou et condamné à la prison. Sa peine a été commuée en sursis par un tribunal.

«Nous allons faire appel, je n'ai commis aucun crime», a assuré l'acteur auprès des journalistes.

«Nous allons faire appel, je n'ai commis aucun crime», a assuré l'acteur auprès des journalistes.

AFP

Un tribunal moscovite a commué lundi la lourde condamnation d'un acteur accusé de «violences» au cours d'une manifestation en une peine d'un an de prison avec sursis. Pavel Oustinov, 23 ans, avait été condamné mi-septembre à trois ans et demi de prison ferme pour avoir résisté à son interpellation et provoqué la blessure d'un policier au cours d'une manifestation de l'opposition.

«Nous ne sommes bien sûr pas d'accord avec la décision. Nous allons faire appel, je n'ai commis aucun crime», a assuré aux journalistes, après l'audience, le jeune acteur qui clame son innocence et assure qu'il ne participait même pas à la manifestation au cours de laquelle il avait été arrêté.

Sa condamnation, la dernière en date parmi les manifestants poursuivis pour «violences» après les manifestations de l'été à Moscou, avait provoqué une rare levée de boucliers au sein de la société civile.

Des prêtres orthodoxes et de nombreuses figures de la culture russe étaient sortis de leur habituel silence pour soutenir Pavel Oustinov et cinq autres manifestants, lourdement condamnés pour des faits similaires ou pour «violation des règles de manifestation».

Des centaines de personnes s'étaient également réunies devant l'administration présidentielle pour demander leur libération. Quatre jours après sa condamnation, Pavel Oustinov avait été libéré en attendant l'examen de son appel.

Important mouvement de contestation

De mi-juillet à fin août, des manifestations quasi hebdomadaires ont eu lieu à Moscou après l'interdiction faite à de nombreux candidats d'opposition de se présenter aux élections locales de septembre, marquées par des déconvenues chez les candidats pro-Kremlin à Moscou.

Il s'agissait du mouvement de contestation le plus important depuis le retour à la présidence de Vladimir Poutine en 2012. La majorité des manifestations n'ayant pas été autorisées, elles s'étaient soldées par environ 2700 interpellations.

Dimanche, encore 20'000 personnes ont défilé à Moscou pour demander la libération des «prisonniers politiques» et dénoncer les poursuites judiciaires en cours, en présence de plusieurs figures de l'opposition.

(AFP)

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