16.10.2020 à 07:39

Afrique de l’ouestLa libération des otages au Mali «payée cher»

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré estime que la contrepartie à la remise en liberté de Sophie Pétronin et de deux otages italiens est très lourde.

1 / 1
Marc Christian Kaboré. 

Marc Christian Kaboré.

AFP

La libération la semaine dernière de plusieurs otages étrangers et du chef de l’opposition au Mali, a été «payée cher», estime le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré. Le cerveau présumé de l’attaque djihadiste de Ouagadougou a été libéré en contrepartie.

«La contrepartie a été payée chère», déclare, tout en saluant la libération des otages, M. Kaboré, qui affirme n’avoir «pas du tout» été au courant des tractations, notamment de la libération du cerveau présumé de l’attaque djihadiste de 2016 à Ouagadougou.

«On a suivi les évènements comme tout le monde (...) c’est le Mali qui a décidé de pouvoir gérer cette situation», «c’est une négociation entre l’Etat malien et le camp des preneurs d’otage», selon le président burkinabè.

Suissesse tuée

La directrice d’une organisation d’aide à l’enfance Sophie Pétronin a été libérée jeudi dernier au Mali. Elle avait été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao (nord), où elle vivait. Sophie Pétronin a été libérée en même temps que deux Italiens, dont un prêtre, et une importante figure de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé.

La Suissesse enlevée il y a quatre ans a par contre été tuée par ses ravisseurs, a annoncé la semaine dernière le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Les responsables sont apparemment membres d’un groupe issu d’Al-Qaïda.

(ATS/NXP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!