Hockey sur glace – La ligne de Malgin et le power play sont les deux soucis de Gottéron
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Hockey sur glaceLa ligne de Malgin et le power play sont les deux soucis de Gottéron

Mené 1-0 dans la demi-finale contre les ZSC Lions, FR Gottéron espère égaliser dans la série dimanche soir au Hallenstadion (20h). Vendredi, les Dragons se sont inclinés 2-3 après prolongation à domicile. 

par
Cyrill Pasche
Chris DiDomenico a été omniprésent lors de l’acte I, mais le Canadien n’a pas trouvé la solution en power play. 

Chris DiDomenico a été omniprésent lors de l’acte I, mais le Canadien n’a pas trouvé la solution en power play. 

Pascal Muller/freshfocus

«Contrôler la ligne de Malgin et marquer en power play, ce sont les deux choses que nous devrons améliorer. Pour le reste, il n’y a rien à changer.»

Christian Dubé était serein malgré la défaite de son équipe lors de l’acte I de la demi-finale contre Zurich (2-3 après prolongation). Les Dragons n’ont pas livré leur match le plus flamboyant, mais ils ont fait le boulot, comme on dit. «Deux erreurs nous coûtent les buts numéros 2 et 3», a toutefois regretté Dubé, avant d’ajouter: «Mais c’était un match qui aurait pu basculer en notre faveur aussi». 

Malgin, ce casse-tête

Denis Malgin en a fait voir de toutes les couleurs à FR Gottéron. 

Denis Malgin en a fait voir de toutes les couleurs à FR Gottéron. 

Pascal Muller/freshfocus

En vue de l’acte II de dimanche au Hallenstadion (20h), FR Gottéron aura donc théoriquement deux points à améliorer, selon le coach des Dragons: trouver la solution pour limiter le champ d’action de la triplette Andrighetto-Malgin-Hollenstein, celle qui a marqué les trois buts zurichois vendredi. Hollenstein le premier, Andrighetto le deuxième, et Malgin le troisième, en prolongation.

«Ils prennent visiblement beaucoup de plaisir à jouer ensemble», a applaudi le coach suédois du ZSC, Rikard Grönborg. «Ce sont des joueurs qui n’ont pas peur, lorsqu’il le faut, d’être un peu égoïstes. Je veux dire par là qu’ils n’hésitent pas à saisir leur chance quand elle se présente. C’est encore ce qu’ils ont fait pour nous lors du premier acte à Fribourg.»

Sven Adnrighetto (à droite) et Denis Hollenstein ont chacun marqué lors de l’acte I. Ce sont eux qui, avec leur centre Denis Malgin, avaient déjà fait basculer le quart de finale contre Bienne. 

Sven Adnrighetto (à droite) et Denis Hollenstein ont chacun marqué lors de l’acte I. Ce sont eux qui, avec leur centre Denis Malgin, avaient déjà fait basculer le quart de finale contre Bienne. 

Pascal Muller/freshfocus

Avec Malgin à la baguette – sans doute le joueur le plus doué du pays sur le plan individuel –, le ZSC monte en puissance depuis les quarts de finale contre Bienne dont les premiers matches ont été laborieux (mené 0-2 dans la série puis 2-3, le ZSC s’est finalement imposé 4-3 dans la série face aux Seelandais). 

Huit minutes sans marquer

«En quarts contre Bienne, nous avions aussi réussi à éteindre le power play du HC Bienne, qui était pourtant excellent jusque-là.»

Rikard Grönborg, coach des ZSC Lions.

Deuxième point, le power play. Contrairement à la série précédente face au LHC, Gottéron n’a pas réussi à utiliser sa grande force pour faire la différence contre les Zurichois. Une exécution un peu moins bonne et moins fluide qu’en quarts de finale, mais surtout un box play bien plus efficace en face.

«Le power play des Fribourgeois, nous l’avions beaucoup étudié, vous pouvez vous en douter, a expliqué Grönborg. C’est leur grande force et ils sont redoutables dans cet exercice. Mais en quarts contre Bienne, nous avions aussi réussi à éteindre le power play du HC Bienne, qui était pourtant excellent jusque-là.» Pour les Dragons, trouver la faille dans la «boîte» zurichoise constituera certainement la clé principale de cette série. 

À Fribourg vendredi, les Dragons ont passé huit minutes avec un homme en plus sans marquer. Une anomalie pour des unités spéciales fribourgeoises qui avaient fait preuve d’une réussite insolente dans cet exercice contre les Lions du LHC il y a quelques jours seulement. Il y a toutefois fort à parier que des spécialistes tels que David Desharnais et Chris DiDomenico, les deux moteurs du power play fribourgeois, sauront d’ici peu trouver les solutions pour corriger le problème.  

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