26.04.2015 à 16:31

Assemblées des partisLa loi sur la radio et la télévision divise PLR romands et alémaniques

La loi sur la radio et la télévision (LRTV) a fait des remous au sein du PLR, réuni samedi à Brigue (VS). Chez les socialistes, les Verts et le PDC, c'est le diagnostic préimplantatoire qui a suscité des débats animés.

Les délégués du PLR lors des votes. (Samedi 26 avril 2015)

Les délégués du PLR lors des votes. (Samedi 26 avril 2015)

Keystone

Lors de l'assemblée des délégués du PLR, samedi 25 avril à Brigue (VS), un net fossé a opposé Romands et Alémaniques à propos de la loi sur la radio et la télévision (LRTV). Ces derniers ont recommandé par 136 voix contre 78 le rejet de ce «nouvel impôt». Les Romands se sont montrés plutôt favorables à une loi apportant «plus de justice, de solidarité et de cohésion».

Cette révision est sinon soutenue par le PDC (186 voix contre 25), le PBD (79 contre 23), le PS (149 contre 2) et les Verts (69 contre 10).

Débats autour du diagnostic préimplantatoire

L'article constitutionnel relatif au diagnostic préimplantatoire a suscité des débats animés samedi au sein de certaines assemblées de partis. Le PS laisse finalement la liberté de vote à ses sympathisants pour la votation du 14 juin, alors que le PDC prône assez nettement le oui.

Le diagnostic préimplantatoire (DPI) qui serait ancré dans la Constitution est une question qui relève des individus et non des partis. C'est ce raisonnement d'ordre éthique qui a finalement poussé les socialistes à choisir la liberté de vote. Mais la décision n'a pas été facile.

Dans un premier temps, les délégués, réunis à Berne, ont voté nettement pour le «oui», suivant le préavis de leur comité directeur. Mais sur demande de délégués, un deuxième vote a été organisé pour choisir la voie médiane, requête qui a passé de justesse par 89 voix contre 86.

Chez les Verts, la révision sur la procréation assistée est soutenue, mais là aussi avec une large frange de sceptiques, puisque 22 délégués recommandent le non contre 52 pour.

Camp bourgeois pour

Un positionnement plus clair est ressorti des assemblées du camp bourgeois. Au PDC, où le débat a été très nourri, la décision de soutenir l'article sur la fécondation in vitro a été prise par 120 voix contre 83.

Pour les partisans, le DPI va essentiellement réduire les risques pour les couples porteurs d'une maladie héréditaire grave. Pour une minorité, cette technique est la porte ouverte à la sélection ciblée des êtres humains.

Le oui l'a également emporté sans problème au PLR (194 oui contre 6 non) et au PBD (98 contre 15).

Autres objets

Pour les autres objets soumis au vote populaire, les recommandations ont été prises sans surprise. Le PLR, le PDC et le PBD rejettent l'initiative populaire de la gauche sur l'imposition des successions. Le PS et les Verts la soutiennent logiquement. Le même clivage gauche-droite est valable pour l'initiative des étudiants sur les bourses d'études.

Mobilisation pour le 18 octobre

A six mois des élections fédérales, la plupart des partis ont appelé à la mobilisation. Fort de ses récents succès électoraux, le PLR a l'ambition de dépasser le PS et devenir la deuxième force politique du pays.

Son président, Philipp Müller a vilipendé «la gauche gaspilleuse», dont la «politique de redistribution» est menée par «une bande d'envieux et de jaloux».

Le président démocrate-chrétien Christophe Darbellay a également adopté un ton offensif à Brugg (AG), rappelant que les sondages placent le parti «un peu en deçà» des résultats de 2011. Mais au vu des dernières élections, le PDC a bien l'intention de maintenir voire renforcer ses positions au Conseil national. Au Conseil des Etats, il veut rester «la première force».

Retrousser ses manches chez les Verts et au PBD

Le climat était nettement moins à la fête chez les Verts à Renens (VD) et au PBD à Gossau (SG), deux partis qui ont récemment essuyé de lourdes défaites. Pour les co-présidentes Adèle Thorens et Regula Rytz, pas question de changer le programme du parti, mais il y a urgence à convaincre ceux qui ne sont pas allés voter.

Martin Landolt, soutenu par l'ancien conseiller fédéral Samuel Schmid, a défendu la politique du centre qui a fait le succès du modèle suisse.

Le PS est quant à lui revenu sur le drame des réfugiés en Méditerranée. Christian Levrat a rappelé que la Suisse, en tant que membre de Schengen et Dublin, a une responsabilité directe dans la politique européenne de migration.

(ats)

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