Terrorisme: La loi sur le renseignement divise les élus socialistes
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TerrorismeLa loi sur le renseignement divise les élus socialistes

Moyennant une autorisation limitée dans le temps, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) disposera d'un nouvel arsenal de mesures pour lutter contre le terrorisme.

Ueli Maurer, le chef du DDPS, discute avec Markus Seiler (droite), le patron du Service de renseignement de la Confédération (SRC)

Ueli Maurer, le chef du DDPS, discute avec Markus Seiler (droite), le patron du Service de renseignement de la Confédération (SRC)

Keystone

Des représentants des Verts et du Parti socialiste combattront côte à côte la loi sur le renseignement en lançant le référendum. Lors des votations finales vendredi au Parlement, le camp rose-vert n'était pas soudé. Les socialistes, notamment, étaient divisés.

Le National a accepté la loi par 145 voix contre 41 et 8 abstentions. Tous les Verts l'ont rejetée. La moitié du groupe socialiste (23 élus) a voté «non», 15 ont dit «oui» et 6 se sont abstenus. Parmi les opposants au texte, on retrouve aussi 1 UDC et 2 Vert'libéraux. Deux démocrates du centre se sont abstenues.

Le SRC davantage surveillé

Scénario comparable au Conseil des Etats, qui a adopté la loi par 35 voix contre 5 et 3 abstentions. Quatre socialistes et un Vert l'ont rejetée. Cinq autres sénateurs du PS ont voté «oui». Un socialiste, un Vert et une démocrate-chrétienne se sont abstenus.

Avec la nouvelle loi, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) disposera d'un nouvel arsenal de mesures pour lutter contre le terrorisme.

Moyennant une autorisation limitée dans le temps, il pourra surveiller des communications (courrier, téléphone, courriel), observer des faits dans des lieux privés, si nécessaire en installant des micros, ou perquisitionner secrètement des systèmes informatiques et y installer des «chevaux de Troie».

Mais le SRC sera parallèlement davantage surveillé. Les cautèles ajoutées au fil des débats au Parlement n'ont toutefois pas suffi à calmer les craintes de ceux qui dénoncent une atteinte aux libertés personnelles et brandissent la menace d'une nouvelle affaire des fiches.

(ats)

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