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FranceLa mairie FN de Hénin-Beaumont ciblée par un incendie

Le sinistre serait d'origine criminelle. Il était éteint à l'arrivée des pompiers. Des inscriptions contre le maire Steeve Brioris barraient les murs du bâtiment

Le maire FN Steeve Briois lors de son sélection au poste de maire de Hénin-Beaumont en 2014.

Le maire FN Steeve Briois lors de son sélection au poste de maire de Hénin-Beaumont en 2014.

Archives, Reuters

La mairie FN de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) a été la cible d'un incendie vraisemblablement criminel dans la nuit de mardi à mercredi qui a endommagé les locaux du service courrier et un tag de menace de mort contre le maire Steeve Briois a été découvert, a-t-on appris de source policière.

L'alerte a été donnée mercredi vers 06h par des femmes de ménage qui ont prévenu les sapeurs-pompiers et la police, a indiqué à l'AFP Bruno Bilde, adjoint au maire chargé de la communication.

A l'arrivée des sapeurs-pompiers, l'incendie était éteint, a-t-on appris auprès du Codis du Pas-de-Calais, selon lequel «il y avait un peu de fumée et quelques petites fumerolles».

«L'incendie est vraisemblablement d'origine criminelle», a déclaré à l'AFP une source policière, précisant qu'une vitre du rez-de-chaussée du bâtiment avait été brisée.

Les murs de l’Hôtel de Ville tagués

Le ou les auteurs de l'incendie se sont introduits dans le service de documentation où ils ont endommagé du matériel informatique, a précisé Bruno Bilde.

Ils ont ensuite forcé une serrure et ont pénétré dans les locaux du service courrier où ils ont mis le feu qui a détruit deux scooters qui se trouvaient sur place, selon la même source. «La pièce du service courrier a brûlé», a déclaré Bruno Bilde, selon lequel «tout est à refaire».

Des graffitis indiquant «A mort Briois», «Charlie est mort» et «Ben Laden» ont été découverts sur les murs du service documentation, a précisé Bruno Bilde. Le sous-préfet de Béthune (Pas-de-Calais) s'est rendu sur place, a-t-il poursuivi.

«Incendie criminel à la mairie de Hénin-Beaumont avec graffiti promettant ma mort. Le résultat de la stigmatisation?», s'est interrogé Steeve Briois sur Twitter mercredi matin. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Pas-de-Calais.

(AFP)

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