Danse - La Maison Béjart de Bruxelles s’inquiète des scandales lausannois
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DanseLa Maison Béjart de Bruxelles s’inquiète des scandales lausannois

L’antenne belge de la compagnie et de l’école de danse fondées par le célèbre chorégraphe a réagi aux affaires qui secouent ces deux institutions.

par
Michel Pralong
La Maison Béjart de Bruxelles, qui a pour but de promouvoir l’œuvre du chorégraphe, craint que les affaires qui secouent l’École Rudra et le Béjart Ballet ne ternissent le monde de la danse en général.

La Maison Béjart de Bruxelles, qui a pour but de promouvoir l’œuvre du chorégraphe, craint que les affaires qui secouent l’École Rudra et le Béjart Ballet ne ternissent le monde de la danse en général.

AFP

C’est la crise dans l’héritage qu’a laissé Maurice Béjart à Lausanne. Fin mai, l’École-Atelier Rudra voyait ses activités suspendues et son directeur et son épouse licenciés suite à des accusations de graves dysfonctionnements pédagogiques. Un séisme qui allait aussi faire trembler le Béjart Ballet Lausanne puisque, jeudi 17 juin, son conseil de fondation suspendait provisoirement le directeur de production, accusé de harcèlement sexuel. Un audit va être mené concernant ces accusations de maltraitance.

Ce 18 juin, c’est la Maison Maurice Béjart de Bruxelles qui réagit, via un communiqué de son conseil d’administration, repris dans «Sud Info». Créée en 2008 suite à la mort du chorégraphe un an plus tôt, elle a pour but de promouvoir la postérité de son œuvre et la danse en général. Tout en insistant sur la présomption d’innocence des personnes mises en cause, le conseil pense «qu’il apparaît que la gestion de ces deux institutions - dont la Maison Béjart est proche - présente des manquements en matière de relations humaines, situation qui semblait déjà exister du temps des dernières années de feu Maurice Béjart. Depuis le décès du chorégraphe, il apparaît que trop peu a été réalisé pour améliorer la condition des danseurs et des élèves de ces deux institutions».

La mémoire de Béjart ternie

Le conseil est donc «inquiet quant aux répercussions négatives de cette situation sur le monde de la danse et plus particulièrement sur la mémoire de Maurice Béjart, qui peut ou pourrait en être ternie». Il espère que la lumière soit faite le plus rapidement possible sur ces affaires afin que les deux institutions lausannoises retrouvent leur sérénité. Mais il regrette «la décision qu’a prise le Béjart Ballet Lausanne de fermer son école de danse, ce bel outil au service d’une jeunesse passionnée pour cet art, et espère qu’une solution rapide et pragmatique sera trouvée afin que les élèves et tous ceux qui participent à son bon fonctionnement n’en subissent aucun préjudice».

Et de conclure que cette «malheureuse affaire» puisse être l’occasion «d’une révision constructive, substantielle et fondamentale du statut du danseur et de l’élève de danse, dans le monde entier» et permette de «corriger et parfaire le mode de fonctionnement du Ballet et de l’École, avec ce seul souhait d’«amour et paix», préconisé sans cesse par le chorégraphe».

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