Etats-Unis: La Maison-Blanche fustige Trump
Publié

Etats-UnisLa Maison-Blanche fustige Trump

Barack Obama a qualifié de «répugnants» les propos tenus dans une vidéo par Donald Trump, qui relèvent de l'«agression sexuelle».

1 / 150
La potentielle première présidente des Etats-Unis, entourée par les deux derniers présidents démocrates Barack Obama et son mari Bill Clinton, le 7 novembre 2016 à Philadelphie. (Mardi 8 novembre 2016).

La potentielle première présidente des Etats-Unis, entourée par les deux derniers présidents démocrates Barack Obama et son mari Bill Clinton, le 7 novembre 2016 à Philadelphie. (Mardi 8 novembre 2016).

AFP
Bruce Springsteen est venu soutenir Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016. (Mardi 8 novembre 2016).

Bruce Springsteen est venu soutenir Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016. (Mardi 8 novembre 2016).

AFP
Donald Trump a rejoint Mike Pence et sa fille Ivanka (à droite) lors de son avant-dernier meeting de Manchester, dansl e New Hampshire, lundi soir. (Mardi 8 novembre 2016).

Donald Trump a rejoint Mike Pence et sa fille Ivanka (à droite) lors de son avant-dernier meeting de Manchester, dansl e New Hampshire, lundi soir. (Mardi 8 novembre 2016).

AFP

«Comme le reste des Américains, le président a trouvé la vidéo répugnante», a déclaré le représentant de l'exécutif américain Josh Earnest, ajoutant que ces propos méritaient d'être «sévèrement condamnés» parce qu'ils «s'assimilaient à une agression sexuelle».

La vidéo de 2005, publiée vendredi, a porté un coup à la campagne du candidat républicain, qui a été lâché par des ténors du parti et a perdu des points dans les sondages.

Le parti républicain était menacé d'implosion mardi sous les coups répétés de Donald Trump accusant ses pairs de torpiller sa candidature, tandis que le président Barack Obama faisait campagne pour Hillary Clinton afin de l'aider à conforter son avantage. Le milliardaire républicain a accusé l'homme fort du Congrès Paul Ryan d'avoir «manqué de loyauté» quand il a annoncé lundi qu'il ne le défendrait plus, de peur de perdre non seulement la course à la Maison Blanche mais aussi le contrôle du Congrès.

«Menottes enlevées»

La campagne du républicain a subi un tournant depuis la publication vendredi d'une vidéo de 2005 où il tient des propos dégradants à l'égard des femmes, perdant le soutien de plusieurs ténors du parti ainsi que des points dans les sondages.

Le magnat de l'immobilier s'est cependant réjoui «qu'on lui ait enlevé les menottes». «Je peux maintenant me battre pour l'Amérique comme je veux», a affirmé le candidat qui, un temps, avait songé à se présenter comme indépendant et a des relations notoirement difficiles avec la direction du parti.

Bride lâchée, Trump s'en est pris au très respecté sénateur John McCain, le qualifiant de «grossier». Il «m'a supplié de le soutenir pendant ses primaires (je l'ai fait et il a gagné) puis il m'a lâché à cause des remarques de vestiaire!», s'est fâché le milliardaire

Son équipe de campagne a elle aussi adopté un ton belliqueux dans une publicité s'en prenant à la santé de Mme Clinton. Entre défilés nord-coréens et prisonniers du groupe Etat islamique, on y voit l'ancienne secrétaire d'Etat qui tousse puis qui chancèle après son malaise le 11 septembre.

«Démocrates plus loyaux»

Le candidat a certes tenté, lors de sa très violente joute télévisée dimanche contre Hillary Clinton, de recoller les morceaux de deux semaines de controverses continues sur ses impôts et son comportement machiste, le président du parti Reince Priebus lui réitérant son soutien.

Mais la victoire à la présidentielle s'annonce difficile, a reconnu Donald Trump lui-même mardi, en accusant son propre camp. «C'est dur de bien faire quand Paul Ryan et les autres vous apportent zéro soutien!».

Il a même estimé que les démocrates étaient «beaucoup plus loyaux entre eux» que les républicains.

(AFP)

Votre opinion