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Etats-UnisLa Maison-Blanche rejette l'offre budgétaire des républicains

Les républicains de la Chambre des représentants ont soumis un projet de réduction des dépenses de 2200 milliards de dollars sur dix ans. Cette offre a été rejetée par la Maison-Blanche qui l'a qualifiée de déséquilibrée.

Moins de deux heures après la publication de l'offre républicaine, la Maison-Blanche l'a rejetée par la voix de son directeur de la communication Dan Pfeiffer.

Moins de deux heures après la publication de l'offre républicaine, la Maison-Blanche l'a rejetée par la voix de son directeur de la communication Dan Pfeiffer.

ARCHIVES, AFP

Les républicains du Congrès américain ont rendu publique lundi leur première contre-proposition de réduction du déficit, à moins d'un mois de l'échéance du «mur budgétaire». Cette offre a été rejetée par la Maison-Blanche qui l'a qualifiée de déséquilibrée.

Dans une lettre à Barack Obama, les responsables républicains de la Chambre des représentants ont soumis un projet de réduction des dépenses de 2200 milliards de dollars sur dix ans. Si l'on prend en compte les mesures de réduction du déficit promulguées l'an passé et les économies réalisées avec les retraits militaires d'Irak et d'Afghanistan, le projet d'économies atteindrait les 4600 milliards de dollars sur dix ans, selon des représentants républicains.

Selon le parti conservateur, ce paquet permettrait de réaliser 240 milliards de dollars d'économies supplémentaires par rapport au projet du président. Le camp républicain envisage 1000 milliards de coupes budgétaires de plus que Barack Obama. Le président veut, lui, accroître les recettes fiscales de 800 millions et les mesures de relance de la croissance de 200 milliards.

Pas de hausse d'impôts des plus riches

Les républicains proposent en outre de réduire le coût de l'assurance maladie de 600 milliards sur dix ans, ce qui représente 250 milliards de plus que ce qu'a proposé le président la semaine dernière.

Surtout, les républicains réitèrent leur opposition ferme à toute hausse des taux d'imposition des ménages les plus riches, une exigence répétée de Barack Obama et qui promet de devenir la pierre d'achoppement des négociations.

Le président a en effet promis de mettre son veto à tout budget qui ne prévoirait pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu pour les deux tranches les plus hautes du barème, concernant les 2% d'Américains gagnant plus de 200'000 dollars par an pour une personne seule, ou 250'000 dollars pour un couple marié.

Refus de la Maison-Blanche

Moins de deux heures après la publication de l'offre républicaine, la Maison-Blanche l'a rejetée par la voix de son directeur de la communication Dan Pfeiffer. Selon lui, le texte «ne répond pas à l'exigence d'équilibre» entre dépenses et recettes.

Cette proposition «promet en fait de réduire les taux (d'imposition) pour les plus riches et présente l'addition à la classe moyenne», a estimé Dan Pfeiffer. «Le président est prêt à faire des compromis pour parvenir à un accord de grande portée et équilibré (...) mais il n'est pas prêt à transiger sur les principes de justice et d'équilibre», a-t-il ajouté.

«Jusqu'à ce que les républicains du Congrès acceptent sérieusement de demander aux plus riches de payer juste un peu plus d'impôts, nous ne parviendrons pas à une approche équilibrée (...) pour réduire notre déficit», a conclu Dan Pfeiffer.

Négociations au point mort

Barack Obama avait scandalisé les républicains la semaine dernière en proposant une augmentation de 1600 milliards de dollars de recettes fiscales et des baisses limitées des dépenses publiques. Le président républicain de la Chambre, John Boehner, avait déclaré dans la foulée que les négociations entre les deux camps en étaient au point mort, carrément dans «l'impasse».

Démocrates et républicains ont jusqu'au 31 décembre pour se mettre d'accord sur les moyens de réduire le déficit des finances publiques. Faute d'accord, dès le 2 janvier, l'ensemble des allègements fiscaux décidés sous George W. Bush et reconduits sous Barack Obama disparaîtront, tandis que les dépenses publiques seront automatiquement réduites.

Ce «mur budgétaire», que les Américains appellent aussi «falaise» et qui recouvre la coïncidence de ces deux événements distincts, risque de coûter à l'économie américaine rien moins qu'une récession.

(ats)

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