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TennisLa marche était trop haute pour Timea Bacsinszky

Wimbledon est déjà fini pour Timea Bacsinszky. La Vaudoise a rapidement subi la loi de Sloane Stephens, 9e mondiale, 2-6, 4-6.

par
Mathieu Aeschmann
Londres
Keystone

Wimbledon est déjà terminé par Timea Bacsinszky (WTA 91). Constamment sous la pression des frappes de Sloane Stephens (WTA 9), la Vaudoise n’a jamais pu remettre en doute la supériorité évidente de l’adversaire. On a cherché ses accélérations de revers ou son art de la variation. En vain (sauf dans le dernier jeu). Ce mardi matin sur le court No 2, il n’y a pas eu match (ou alors dans ses cinq dernières minutes). Sloane Stephens s’est donc tranquillement qualifiée pour le deuxième tour, 6-2, 6-4 en 68 minutes.

Timea Bacsinszky fut pourtant la première à s’octroyer des balles de break – deux au fil d’un premier jeu très disputé. Tout cela semblait annoncer un long combat; ce n’était malheureusement qu’une illusion. Quart de finaliste à Church Road en 2013, Sloane Stephens n’allait en effet pas tarder à imposer sa puissance à l’échange. À l’image du premier break (blanc) réussi par l’Américaine (1-3), tout allait alors trop vite pour «Timi». La Vaudoise subissait, incapable de bousculer la championne de l’US Open 2017. Logiquement, la première manche filait en un claquement de doigts (2-6 en 29 minutes).

Au début du deuxième set, Timea Bacsinszky esquissa le début d’une révolte. La Vaudoise explora différentes options: la défense acharnée, quelques montées au filet, les amorties. Mais la tranquillité et la lourdeur des frappes en cadence de Stephens replacèrent la Vaudoise devant cette évidence: l’écart de niveau était trop grand, ce mardi sur le court No 2, pour qu’elle puisse vraiment envisager un exploit. Il eut tout de même une dernière chance de se dessiner; lorsque l’Américaine - pas très à l’aise sur gazon - trembla au moment de conclure (5-3). Un retour de revers gagnant plus loin, «Timi» serrait le poing comme pour indiquer que le match changeait de sens. Las, huit points et un break plus tard, Sloane Stephens matait cette révolte tardive. Elle n’avait douté que cinq minutes.

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