Actualisé 19.05.2020 à 13:02

VaudLa masseuse avait délesté son client de 1,2 million de francs

Un retraité avait eu le malheur de confier une partie de ses économies à une masseuse. La condamnation de cette dernière est confirmée.

L’entrée du bâtiment du Tribunal fédéral, à Lausanne.

L’entrée du bâtiment du Tribunal fédéral, à Lausanne.

Keystone

Le Tribunal fédéral rejette le recours d'une ex-masseuse condamnée par la justice vaudoise pour avoir soutiré quelque 1,2 million de francs à un retraité. La peine de 36 mois, dont la moitié avec sursis, est définitive.

La victime avait fait la connaissance de la masseuse en 2008 dans le salon de cette dernière. La relation, tarifée au début, s'était muée en une forme d'amitié, pour le retraité au moins. Jusqu'en 2014, ce dernier avait remis peu à peu 1,2 million de francs, destinés à des investissements dans une société offshore dont il attendait des rendements élevés.

La société n'existait pas

Une moitié des fonds provenait de sa caisse de retraite ou de la vente de sa maison notamment, et le reste d'emprunts auprès de tiers. En réalité, la société n'existait pas, aucun investissement n'avait été consenti et l'amie n'a jamais remboursé les sommes encaissées. Elle a été condamnée pour abus de confiance et dénonciation calomnieuse.

Dans un arrêt publié mardi, le Tribunal fédéral rejette le recours de l'ex-masseuse. Cette dernière contestait tous les griefs retenus contre elle, en particulier la remise de 1,2 million de francs.

Pas de présomption d'innocence violée

Les juges de Mon Repos relèvent que les nombreux retraits bancaires effectués par le retraité n'ont pas été affectés à ses propres dépenses. Certains de ces retraits correspondent par la date et le montant à des crédits portés sur les comptes de la recourante. Quant aux emprunts auprès de tiers, ils ont été établis par des quittances et des reconnaissances de dette.

Enfin, l'appréciation de la crédibilité des témoins et de la victime elle-même par la justice vaudoise ne souffre aucune critique, selon la Cour de droit pénal. Au final, le Tribunal cantonal du canton de Vaud n'a pas violé la présomption d'innocence de la recourante. (arrêt 6B_241/2020 du 6 mai 2020)

(ATS)

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