La méduse immortelle qui pourrait nous aider à mieux vieillir

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DécouverteLa méduse immortelle qui pourrait nous aider à mieux vieillir

Cet animal est capable littéralement de rajeunir. Des chercheurs ont identifié les gènes qui lui permettent cela, ouvrant de perspectives pour la médecine régénératrice humaine.

par
Michel Pralong
La méduse immortelle est capable de redevenir un polype qui redonnera une méduse adulte.

La méduse immortelle est capable de redevenir un polype qui redonnera une méduse adulte.

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La méduse Turritopsis dohrnii est un animal extraordinaire. Il est en effet biologiquement immortel. Il est capable de faire ce que Brad Pitt fait dans le film «Benjamin Button»: rajeunir. Cette méduse est d’abord un tout petit polype qui grandit pour devenir une méduse. Mais cette espèce est capable d’inverser le processus et de redevenir un polype.

Toutes les structures qui la composaient disparaissent alors dans une masse opaque avant de redevenir une méduse, comme l’expliquent des chercheurs dans la revue PNAS. Pour comprendre comment elle est capable de faire cela, ces scientifiques espagnols ont étudié les différences génétiques entre cette espèce et la Turritopsis rubra qui, elle, ne rajeunit pas.

Elle stoppe son développement

Ils ont découvert que l’immortelle possédait deux fois plus de gènes protecteurs et réparateurs de son ADN, ce qui lui permet de ralentir sa détérioration cellulaire. Ils ont ensuite trouvé que le processus de rajeunissement était dû à une modification génétique qui permet de réduire au silence les gènes de développement. Les méduses peuvent ainsi ramener leurs cellules à un stade primordial puis réactiver ces cellules naissantes et les respécialiser.

Ces animaux font cela lorsqu’ils sont blessés ou lorsque leur environnement se détériore, afin de redémarrer leur vie plus tard. Ces méduses ont toutefois des prédateurs, ce qui ne les rend donc pas tout à fait immortelles.

Selon Maria Pascual Torner, principale auteure de l’étude, les gènes que son équipe a identifiés pourraient être pertinents pour un usage dans la médecine régénératrice humaine et fournir des informations sur les maladies liées à l’âge ou au cancer. «La prochaine étape consiste à explorer ces variantes génétiques chez la souris ou chez l’homme», dit-elle dans NewScientist.

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