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TerrorismeLa menace djihadiste reste élevée en Suisse

Vingt procédures sont actuellement menées contre des présumés djihadistes en Suisse.

ARCHIVES, PHOTO D'ILLUSTRATION, Reuters

Le menace reste élevée, selon le Service de renseignement de la Confédération (SRC). Elle a été relevée d'un cran avec la proclamation de l'Etat islamique entre la Syrie et l'Irak.

La situation est restée la même après les attaques de Paris et de Copenhague, car il n'y a pas d'indice de menace concrète en Suisse, a expliqué le chef du SRC Markus Seiler ce jeudi 26 février 2015 devant la presse. La mention de la Suisse dans une vidéo de l'Etat islamique ne désigne pas non plus de cible helvétique précise.

Une menace «abstraite» persiste

Markus Seiler reconnaît toutefois qu'une menace «abstraite» persiste. Des attaques sanglantes du type de celle qui se sont passées à Paris restent possibles. D'autant plus que l'auteur des attaques de Copenhague s'est inspiré de ce qui s'était passé dans la capitale française.

La «task force» fédérale contre le djihadisme craint en effet la montée du phénomène des «loups solitaires». Le plus grand défi que pose cette forme de terrorisme est la détection précoce des auteurs isolés potentiels sans porter atteinte aux libertés individuelles. A cela s'ajoute la difficulté à protéger la population prise pour cible.

L'aspect international et imprévisible des attaques

D'une manière plus générale, l'aspect international et imprévisible des attaques perpétrées par des djihadistes oblige à considérer que la Suisse puisse elle-même être la cible d'un acte terroriste, note la «task force» dans son rapport.

L'implication de pays européens au sein de la coalition contre l'Etat islamique augmente en outre sensiblement le risque de passages de terroristes sur territoire helvétique. «Il n«est pas exclu que des intérêts ou des ressortissants occidentaux soient attaqués en Suisse».

(ats)

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