24.06.2016 à 11:53

FranceLa mère infanticide risque 18 ans de prison

Fabienne Kabou est jugée à Saint-Omer pour avoir assassiné son bébé en l'abandonnant sur une plage de Berck-sur-Mer à marée montante.

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Selon ses aveux, la femme s'était rendue le 19 novembre 2013 de son domicile de Saint-Mandé, en région parisienne, à Berck (nord) dans le but de noyer la petite Adélaïde.

Selon ses aveux, la femme s'était rendue le 19 novembre 2013 de son domicile de Saint-Mandé, en région parisienne, à Berck (nord) dans le but de noyer la petite Adélaïde.

AFP
«L'accusée est condamnée à 20 ans de prison pour assassinat», a déclaré la présidente du tribunal, Claire Le Bonnois, affirmant que la cour avait retenu l'altération du discernement. (Vendredi 24 juin 2016)

«L'accusée est condamnée à 20 ans de prison pour assassinat», a déclaré la présidente du tribunal, Claire Le Bonnois, affirmant que la cour avait retenu l'altération du discernement. (Vendredi 24 juin 2016)

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L'avocat général Luc Frémiot requiert contre Fabienne Kabou la peine de 18 années de réclusion criminelle avec un suivi socio-judiciaire. (Vendredi 24 juin 2016)

L'avocat général Luc Frémiot requiert contre Fabienne Kabou la peine de 18 années de réclusion criminelle avec un suivi socio-judiciaire. (Vendredi 24 juin 2016)

AFP

Dix-huit ans de prison ferme ont été requis vendredi à l'encontre de Fabienne Kabou, la mère jugée à Saint-Omer pour avoir assassiné son bébé en l'abandonnant sur une plage de Berck-sur-Mer à marée montante.

«Je requiers contre Fabienne Kabou la peine de 18 années de réclusion criminelle avec un suivi socio-judiciaire», a déclaré l'avocat général Luc Frémiot devant la cour d'assises du Pas-de-Calais. Fabienne Kabou, 39 ans, comparaît depuis lundi pour homicide volontaire avec préméditation à l'encontre de sa fille Adelaïde, alors âgée de 15 mois. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Un cas «psychanalytique»

Selon ses aveux, Fabienne Kabou s'était rendue le 19 novembre 2013 de la région parisienne à Berck dans le but de noyer Adélaïde, qui, durant sa courte vie, n'aura pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil.

Le corps de la fillette avait été retrouvé au petit matin, le lendemain, par des pêcheurs de crevettes.

«Les histoires tragiques se ressemblent, on nous a dit que c'était un cas historique, mais c'est faux», a affirmé Luc Frémiot, estimant que Fabienne Kabou était un cas «psychanalytique» et non pas «psychiatrique».

Trois psychiatres ont conclu que Fabienne Kabou présentait une «pathologie psychiatrique de type paranoïa délirante», mais d'autres ont contesté cette thèse, parlant simplement d'«un trouble psychique».

M. Frémiot a estimé qu'il fallait arrêter avec «ce tout psychiatrique». «La vie ce n'est pas ça, on est dans l'humain, dans les sentiments», a-t-il dit.

Le masque de l'indifférence

«Le sujet, c'est cette petite dont on a si peu parlé, parce que Madame Kabou a pris toute la place en raison de sa personnalité... vous donnez l'impression d'une reine offensée», a-t-il dit en s'adressant à l'accusée.

Mais «ce n'est pas parce que vous êtes belle et que vous avez un QI de 135, qu'on ne peut pas vous poser des questions qui font mal», a-t-il ajouté.

«Vous aviez le masque de l'indifférence et de l'ironie et je ne peux pas le supporter», a-t-il poursuivi, en regardant l'accusée, impassible dans son box, tête haute et bras croisés.

«J'étais pressée par quelque chose, j'étais poussée, j'étais incitée... Je n'avais pas le choix, je n'avais le choix de rien, la date était fixée, c'était ce jour-là et pas un autre», avait affirmé au début du procès Fabienne Kabou à la présidente, Claire Le Bonnois, qui lui demandait pourquoi, ce 19 novembre 2013, elle avait pris le train pour Berck.

(AFP)

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