Actualisé 31.05.2020 à 10:36

La messe de Pentecôte sur un terrain de foot

Jura

Après un long confinement, l'église de Damvant paraissait trop petite dimanche matin: le curé a préféré le grand air.

par
lematin.ch
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La messe de Pentecôte s'est tenue dimanche matin sur le terrain de foot de Damvant (VU), en Haute-Ajoie.

La messe de Pentecôte s'est tenue dimanche matin sur le terrain de foot de Damvant (VU), en Haute-Ajoie.

V.Dé
Conviés à dix heures, les fidèles étaient invités à prendre un pliant et à porter un chapeau.

Conviés à dix heures, les fidèles étaient invités à prendre un pliant et à porter un chapeau.

V.Dé
Pour la première célébration de l'eucharistie depuis la mi-mars, les deux paniers de la quête ne sont pas portés par un servant.

Pour la première célébration de l'eucharistie depuis la mi-mars, les deux paniers de la quête ne sont pas portés par un servant.

V.Dé

Première messe depuis des lustres: à Damvant (JU), non loin d'une frontière fermée avec la France, les paroissiens de Haute-Ajoie étaient conviés sur... le terrain de foot! Une situation pas aussi incongrue qu'il n'y paraît: dans cette verte région agricole, les catholiques ont l'habitude de célébrer la Fête-Dieu en plein air, par beau temps.

«Je suis resté en contact avec mes fidèles par téléphone et par courriels, mais la présence physique m'a manqué», glisse l'abbé Hyacinthe Ya Kuiza. «D'ordinaire, il nous prend dans ses bras. Il est très chaleureux», souffle une paroissienne impressionnée par le savoir de ce docteur en théologie.

Plus homologué

Il est dix heures, dimanche matin, quand l'abbé Hyacinthe débute sa messe, devant la buvette. Les paroissiens n'ont pas pris la place des sportifs: il y a longtemps que le terrain de foot communal n'est plus homologué, le club de Damvant-Réclère ayant rejoint celui de Grandfontaine en 1998 pour former le FC Haute-Ajoie.

Dans cette campagne fleurie où les chats guettent les souris au milieu des champs, personne n'a pris son chien à la messe en plein air. Sous le ciel bleu, l'ambiance était forcément bucolique. «Comme la bise, le Seigneur souffle sur nos intériorités», indiquait l'abbé avant la messe. Ce curé a ressenti «le grand souffle divin qu'est l'Esprit Saint».

Vincent Donzé

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