15.10.2020 à 21:01

Pontarlier (F) – Clarens (VD)La meurtrière présumée du sexagénaire souffre de troubles psychiques

Le procureur de Besançon (F) a apporté de nouveaux éléments s’agissant de l’homicide perpétré sur la Riviera vaudoise. Psychiquement fragile, la Française pourrait échapper à toute sanction pénale.

par
Evelyne Emeri
La victime habitait Clarens, dans la commune de Montreux (photo d’illustration). 

La victime habitait Clarens, dans la commune de Montreux (photo d’illustration).

Getty Images/iStockphoto

Cet habitant de Clarens (commune de Montreux), 59 ans, avait fait un accident vasculaire cérébral (AVC). Depuis, son état de santé nécessitait de l’aide et des soins. C’est dans ce contexte-là que la Française de 30 ans, résidant du côté de Pontarlier (Haut-Doubs), se rendait à son domicile et s’en occupait de temps à autre. Jeudi en fin de journée, le procureur de Besançon, Etienne Manteaux, a tenu un point presse au Palais de justice où il a livré quelques éclaircissements sur ce crime intervenu vraisemblablement le week-end dernier.

Confondue par son téléphone

L’alerte est donnée mardi matin par une tierce personne qui découvre le corps sans vie, dénudé et lardé de coups de couteau. Le Suisse est décédé depuis plusieurs jours, il gît à même le sol dans son appartement. La police cantonale vaudoise fait très vite le rapprochement avec une potentielle suspecte, grâce à des appels téléphoniques en particulier. Une demande d’entraide judiciaire est faite à la France. La trentenaire vit dans le Haut-Doubs, elle connaît bien cet homme. Elle a travaillé comme employée de maison pour ses parents.

«Propositions sexuelles»

La section de recherches de Besançon met la main sur cette femme, qui, après son forfait, a pris la fuite et s’est réfugiée à l’hôpital de Pontarlier (F) où elle a demandé à se faire interner. Toujours selon le parquet de Besançon, «elle a admis avoir donné des coups de couteau dans un contexte confus de proposition sexuelle faite par l’homme». Les deux protagonistes avaient-ils uniquement une relation de travail ponctuel ou vivaient-ils une relation amoureuse, devenue houleuse?

En outre, «l’enquête a permis de découvrir dans la voiture de la suspecte de l’argent suisse et des factures qui démontrent un train de vie déconnecté de celui d’une femme touchant le RSA (ndlr. revenu de solidarité active) en France», note encore le magistrat. Avaient-ils un contentieux financier?

Diminution de responsabilité?

La présumée coupable est mère d’un enfant de 6 ans pris en charge par la protection de l’enfance. Elle a déjà fait plusieurs séjours en unité psychiatrique. Le médecin psychiatre qui a examiné la maman durant sa garde à vue parle de «troubles psychiatriques majeurs et de la nécessité d’un suivi aigu».

Depuis le début de cette année, elle est également sous curatelle. Mise en examen pour assassinat, l’auteure a été placée en détention provisoire. Une expertise psychiatrique a été ordonnée. Au vu de ses antécédents et de sa fragilité psychique, ses conclusions seront déterminantes quant à sa responsabilité pénale.

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22 commentaires
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Horizon

16.10.2020 à 22:45

Contenuez à engager des français....

Trogne à goutte

16.10.2020 à 21:53

Si elle elle peut öchapper à toute sanction pénale, espérons qu'elle soit au moins placée dans un endroit adapté où elle n'a pas la possibilité de recommencer. Ce serait la moindre des choses.

Perlinpinpin

16.10.2020 à 11:42

Ce que je trouve aberrant est que l'hôpital dans lequel a été admise cette femme ayant avoué avoir commis un acte criminel ne l'ait pas annoncé aux autorités. D'autre part, elle est au RSA et fait des km pour ?? toute la misère humaine est dans ce drame.