Europe: La mobilité du futur se fera avec l'aide de l'EPFL
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EuropeLa mobilité du futur se fera avec l'aide de l'EPFL

L'EPFL fait partie des acteurs qui repenseront, à coup de milliard, la mobilité urbaine en Europe d'ici 2026.

Le projet MOBilus «va transformer les villes et les rendre plus vivables», selon Olivier Küttel, délégué aux affaires internationales de l'EPFL.

Le projet MOBilus «va transformer les villes et les rendre plus vivables», selon Olivier Küttel, délégué aux affaires internationales de l'EPFL.

Keystone

Un consortium d'une cinquantaine de partenaires, dont l'EPFL, vient de remporter un important financement européen pour repenser la mobilité urbaine. Le projet dispose d'un budget de 1,6 milliard d'euros jusqu'en 2026, dont le quart couvert par l'Union européenne.

Le projet intitulé MOBilus vise à conceptualiser, créer et mettre en oeuvre des solutions innovantes en matière de mobilité urbaine durable. Il concrétise une des plus importantes initiatives de mobilité financées par les pouvoirs publics dans le monde, écrit mercredi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.

«Notre premier objectif stratégique est de renforcer la qualité de vie des espaces urbains en redessinant la mobilité. Tout le reste en découle», explique Simone Amorosi, directeur opérationnel du Centre de Transport de l?EPFL, cité dans le communiqué. Il représente la Haute école au sein de l?alliance Eurotech fondée avec les universités techniques du Danemark, d'Eindhoven et de Munich.

Le projet est «extrêmement ambitieux»; il «va transformer les villes et les rendre plus vivables», résume Olivier Küttel, délégué aux affaires internationales de l?EPFL et membre du comité de pilotage du projet. Ce dernier doit relever huit défis.

Il s'agit de viser une croissance urbaine durable, la décongestion des réseaux de transport, l?interdisciplinarité des compétences, l?eco-efficience et la sécurité des transports urbains, l?exploitation des données, la compétition industrielle, les changements législatifs et comportementaux et la gouvernance urbaine.

Les fonds seront alloués à des projets éducatifs, industriels ou de recherche que les partenaires devront élaborer selon les lignes directrices de leur stratégie. La contribution financière à chaque projet dépend de la valeur apportée en nature par chaque partenaire. Pour l?EPFL, ce serait typiquement des publications scientifiques.

Seul partenaire suisse

L?EPFL est le seul partenaire suisse du projet. Elle se distingue par des compétences originales, notamment parce qu'elle est une des rares institutions qui étudie également le volet sociologique des transports et de la mobilité.

Parallèlement, près d?une quarantaine de laboratoires de l?EPFL travaillent de près ou de loin dans le domaine des transports et de la mobilité, de la modélisation des flux à l?analyse des données, en passant par les interactions homme-environnement, les infrastructures, les matériaux, les véhicules connectés ou la robotique.

Avec l'EPFL, le consortium qui a son siège à Barcelone réunit onze universités, sept organismes de recherche non universitaires, dix-sept partenaires industriels, treize villes et un réseau plus large de trente-neuf partenaires affiliés.

(ats)

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