16.09.2013 à 07:56

Conflit syrienLa moitié des rebelles syriens seraient des islamistes

Selon une étude britannique publiée lundi, près de la moitié des rebelles qui combattent en Syrie seraient issus de groupes islamistes.

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Sept membres du CICR ont été enlevés dans le nord-ouest de la Syrie par des «hommes armés non-identifiés». (13 octobre 2013)

Sept membres du CICR ont été enlevés dans le nord-ouest de la Syrie par des «hommes armés non-identifiés». (13 octobre 2013)

AFP
Georges Sabra, le prédisent du Conseil national syrien a déclaré que le CNS ne se rendrait pas à la conférence de paix Genève-2. (13 octobre 2023)

Georges Sabra, le prédisent du Conseil national syrien a déclaré que le CNS ne se rendrait pas à la conférence de paix Genève-2. (13 octobre 2023)

AFP
Une chute d'obus a causé la mort d'une fillette et blessé 11 personnes à Damas. (12 octobre 2013)

Une chute d'obus a causé la mort d'une fillette et blessé 11 personnes à Damas. (12 octobre 2013)

Reuters

Des jihadistes et des islamistes membres de groupes extrémistes forment près de la moitié des forces rebelles combattant le régime syrien, selon des extraits d'une étude publiés lundi dans un quotidien britannique. Cette analyse est conduite par l'institut britannique de défense IHS Jane's.

L'étude doit être publiée dans son intégralité cette semaine. Selon elle, quelque 100'000 rebelles sont engagés dans le combat contre le régime du président Bachar al-Assad, rapporte le quotidien The Daily Telegraph.

Mais ces combattants se sont divisés en près de 1000 groupes depuis que la guerre civile a éclaté il y a deux ans et demi en Syrie, selon cette étude. «Basculer dans le camp des extrémistes»

Les experts du IHS Jane's estiment qu'environ 10'000 d'entre eux sont des jihadistes combattant au sein de groupes liés à Al-Qaïda et 30'000 à 35'000 autres sont des islamistes membres de groupes extrémistes, différents des jihadistes car uniquement centrés sur le combat en Syrie.

«L'insurrection est maintenant dominée par des groupes qui ont au moins un point de vue islamiste sur le conflit», juge Charles Lister, auteur de cette étude, cité par le journal. «L'idée que ce sont plutôt des groupes laïcs qui dirigent l'opposition n'est pas confirmée», ajoute cet expert.

«Si les Occidentaux apparaissent comme n'étant pas intéressés à faire tomber Assad, les islamistes modérés vont alors probablement basculer dans le camp des extrémistes», avertit Charles Lister. Cette étude est basée sur des entretiens avec des combattants rebelles et des estimations des services de renseignement.

(ats)

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