La NASA fait un lancement historique depuis l’Australie

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AérospatialLa NASA fait un lancement historique depuis l’Australie

Pour la première fois de l’histoire, une fusée a décollé depuis un site commercial situé hors des États-Unis, pour pouvoir étudier l’espace depuis l’hémisphère Sud.

Le compte à rebours a été effectué avec un enthousiasme très australien.

AFP

Le premier vol spatial de la NASA depuis un site commercial situé hors des États-Unis a décollé dimanche soir de l’Outback australien, un moment «historique» pour l’industrie spatiale du pays. Il s’agit du premier de trois vols prévus au total au départ du centre spatial d’Arnhem (nord de l’Australie). La fusée, qui transporte un petit télescope spatial décrit comme un «mini Hubble», a décollé jusqu’à 350 km d’altitude dans la nuit étoilée.

«C’est un moment historique pour nous en tant que société en particulier, mais c’est aussi historique pour l’Australie», a déclaré à l’AFP le PDG d’Equatorial Launch Australia, Michael Jones, avant le décollage. Sa société détient et exploite le site de lancement situé dans l’extrême nord de l’île. Michael Jones a décrit le décollage de dimanche comme le «coming out» de l’industrie spatiale australienne et salué la chance de travailler avec la NASA. Et cela s’est mieux passé que le récent lancement de deux satellites depuis la Floride.

Après plusieurs délais dus à la pluie et au vent, la fusée-sonde suborbitale a pu partir étudier les rayons X émanant des étoiles Alpha Centauri A et B, qui, ensemble, forment une étoile binaire. Après avoir atteint son apogée, la charge utile de la fusée doit enregistrer des données sur le système binaire avant de redescendre sur terre à l’aide d’un parachute.

Objectifs non visibles depuis les États-Unis

Selon la NASA, ce lancement offre un aperçu unique sur d’autres systèmes solaires et offre de nouvelles opportunités aux scientifiques. «Nous sommes impatients de pouvoir lancer d’importantes missions scientifiques depuis l’hémisphère sud et d’observer des objectifs que nous ne pouvons voir depuis les États-Unis», avait déclaré Nicky Fox, directrice du département d’héliophysique de la NASA, en présentant la mission à Washington.

Michael Jones a expliqué que la localisation unique avait compliqué les préparatifs: les fusées doivent être amenées depuis Darwin jusqu’au site (28 heures de route) et il a fallu des années de travail pour obtenir toutes les autorisations officielles.

Le prochain lancement est prévu pour le 4 juillet, laissant peu de temps à l’équipe: le temps de «nous dépoussiérer, prendre une journée de repos, puis nous y remettre», selon Michael Jones. C’est la première fusée de la NASA à décoller d’Australie depuis 1995, où des lancements avaient eu lieu depuis un complexe militaire, et non commercial. Le premier ministre australien Anthony Albanese a salué le début d’une «nouvelle ère» pour l’industrie spatiale de son pays.

(AFP/M.P.)

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