météo - La Niña est de retour, mais elle ne pourra compenser le réchauffement
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météoLa Niña est de retour, mais elle ne pourra compenser le réchauffement

Malgré l’effet de refroidissement causé par ce phénomène météorologique, les températures resteront au-dessus de la moyenne sur une bonne partie de la planète, annonce mardi l’OMM.

La Niña est de retour et durera jusqu’au début 2022, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), mais l’effet de refroidissement de ce phénomène météorologique n’empêchera pas les températures d’être au-dessus de la moyenne sur une bonne partie de la planète.

L’OMM avait prédit que La Niña réapparaîtrait fin 2021 et estime que le phénomène sera «probablement faible à modéré et plus faible que l’épisode 2020/21», selon un communiqué diffusé mardi.

«Malgré l’effet de refroidissement de ce phénomène climatologique naturel, les températures dans de nombreuses parties dans le monde devraient être au-dessus de la moyenne à cause de la chaleur accumulée dans l’atmosphère, piégée par les niveaux records de gaz à effet de serre», explique l’organisation basée à Genève.

L’année 2021 se classe parmi les 10 années les plus chaudes

«L’effet de refroidissement de La Niña 2020/2021, qui est ressenti généralement durant la seconde moitié du phénomène, signifie que 2021 se classera parmi les 10 années les plus chaudes, plutôt que l’année la plus chaude», a souligné le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. Et de mettre en garde: «Ce n’est qu’un répit de courte durée et ne renverse pas la tendance de réchauffement sur le long terme ni ne réduit l’urgence d’agir pour le climat».

Selon les nouvelles prévisions de l’OMM, il y a 90% de probabilité que les températures à la surface de l’eau dans la partie tropicale de l’océan Pacifique restent à des niveaux La Niña jusqu’à la fin 2021, et «une probabilité modérée (70 à 80%) que ces températures restent à ces niveaux durant tout le premier trimestre de 2022», souligne encore le communiqué.

À l’inverse d’El Niño

L’impact de La Niña, qui se produit tous les deux à sept ans, se ressent sur une large partie de la Terre sous forme de variations dans la pression atmosphérique, les vents et les précipitations, avec des effets en général inverses d’un autre phénomène, El Niño. Mais le changement climatique provoqué par les activités humaines influe sur ces phénomènes.

Malgré l’effet de La Niña dans une partie du Pacifique, l’OMM prévoit des températures de surface en mer supérieures à la moyenne sur la période décembre – février, à l’exception de la partie nord-ouest du continent nord-américain, du sous-continent indien et de la péninsule indochinoise.

Pluies plus intenses dans la région de l’équateur

Les modèles prédisent un hiver «inhabituellement chaud» à l’extrême nord, au nord-est de l’Asie et de l’Arctique. Des températures au-dessus de la moyenne sont aussi attendues à l’est et au sud-est de l’Amérique du Nord, y compris la majeure partie des Caraïbes, mais aussi le nord-est de l’Asie et l’Europe. Des températures plus élevées que la moyenne sont également prévues dans le Pacifique Sud, et la partie équatoriale de l’Afrique jusqu’à Madagascar à l’est. En revanche, une bonne partie de l’Amérique du Sud aura des températures dans la norme.

Les précipitations devraient également être plus fortes sous l’influence de La Niña en Asie du Sud-Est juste au nord de l’équateur, jusque dans le sud-ouest du Pacifique, ainsi que dans le nord-est et l’extrême nord-ouest de l’Amérique du Sud.

(AFP)

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