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Crise de la detteLa note de l'Espagne dégradée de deux crans

Standard & Poor's a annoncé vendredi soir qu'elle dégradait de AA- à A la note de l'Espagne, l'un des pays les plus fragilisés par la crise de la dette souveraine en zone euro.

Standard & Poor's a annoncé vendredi soir qu'elle dégradait de deux crans, de AA- à A la note de l'Espagne.

Standard & Poor's a annoncé vendredi soir qu'elle dégradait de deux crans, de AA- à A la note de l'Espagne.

AFP

La décision de l'agence de notation Standard & Poor's d'abaisser de deux crans la note de l'Espagne est un «héritage du passé», a affirmé vendredi une source gouvernementale, en assurant que l'objectif du nouveau gouvernement conservateur était la relance de l'économie.

«L'objectif du gouvernement est de retrouver le potentiel de croissance de l'économie espagnole pour que cette situation s'inverse dans un avenir proche», a assuré cette source.

Standard & Poor's a annoncé vendredi soir qu'elle dégradait de deux crans, de AA- à A la note de l'Espagne, l'un des pays les plus fragilisés par la crise de la dette souveraine en zone euro, et qu'elle plaçait ce pays sous perspective négative.

L'agence précise que cette perspective signifie qu'il y a au moins une chance sur trois que la note soit de nouveau baissée en 2012 ou 2013, notamment si le gouvernement ne réforme pas le marché du travail pour faire baisser un chômage très élevé, à 21,52% au troisième trimestre 2011.

Menace d'une nouvelle récession

«Nous prenons note de la décision de l'agence. C'est un héritage du passé comme d'autres», a souligné cette source du ministère de l'Economie en affirmant que «la politique économique (du nouveau gouvernement) a pour objectif l'équilibre budgétaire et les réformes structurelles».

Le nouveau gouvernement dirigé par Mariano Rajoy a pris ses fonctions le 22 décembre après sept ans de gestion du pays par les socialistes, alors que le pays peine à sortir de la crise qui a éclaté en 2008 et est menacé d'une nouvelle récession.

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, devrait afficher à la fin 2011 un fort dérapage budgétaire, avec un déficit public attendu au-dessus de 8% du PIB, contre 6% promis, et prévoit un programme de rigueur de quelque 40 milliards d'euros en 2012 pour assainir ses finances et parvenir à un déficit de 4,4%.

Lutte contre la fraude fiscale

Mariano Rajoy, dans l'espoir de rassurer les marchés, a déjà annoncé des mesures destinées à redresser les comptes publics, combinant des coupes budgétaires de 8,9 milliards et des hausses d'impôts de 6,3 milliards, ainsi qu'un plan de lutte contre la fraude fiscale destiné à rapporter 8,2 milliards d'euros en 2012.

Le nouveau ministre de l'Economie, Luis de Guindos, a d'ores et déjà prévenu que l'économie du pays entrerait sûrement en "croissance négative" au dernier trimestre 2011.

(AFP)

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