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SyrieLa nourriture commence à se faire rare à Deir Ezzor

Les stocks de nourriture dans la ville de Deir Ezzor assiégée par l'EI ne vont suffire que pour «quelques semaines» aux 93'000 civils.

Keystone

L'ONU a indiqué jeudi à Genève que le seul hôpital qui soigne les blessés a dû être déplacé en raison des violences.

«C'est une situation critique», a expliqué devant la presse le co-président du Groupe de travail sur les questions humanitaires Jan Egeland. Depuis l'offensive lancée par l'Etat islamique (EI) samedi dernier, les largages d'aide n'ont pu être menés. La partie assiégée est coupée en deux.

A Wadi Barada, dans la région de Damas, des «milliers de familles ont été déplacées» par les violences. La réparation de sites d'approvisionnement en eau pour quelque 5 millions de personnes n'a toujours pas pu reprendre.

Dans la région d'Alep aussi, plus d'un million de personnes n'ont pas accès à l'eau parce que l'une des infrastructures se trouve dans une zone contrôlée par l'EI et est endommagée. L'ONU a aidé quelque 500'000 personnes à Alep ces dernières semaines. Elle va pouvoir assister l'ensemble de la population de la région pour la première fois depuis des mois. Les habitants sont toujours plus nombreux à souhaiter revenir dans la partie orientale de la ville. Et celles qui ont été acheminées dans la région d'Idlib pourraient être victimes de nouvelles violences si la situation se détériore.

Russie, Turquie et Iran

M. Egeland a dénoncé à nouveau les parties qui font tout pour empêcher un accès humanitaire. Le gouvernement oeuvre pour améliorer la situation à Wadi Barada ou à Deir Ezzor mais rejette toute aide dans la province de la Ghouta orientale «depuis des mois».

A al-Foua et Kefraya, 23 chauffeurs et leurs bus sont toujours retenus depuis l'opération d'évacuation de civils menée en même temps que celle d'Alep en décembre. Ils sont empêchés de quitter ces villes par des groupes armés, surtout Ahrar al-Cham. L'émissaire de l'ONU sur la Syrie Staffan de Mistura participera à la rencontre d'Astana prévue lundi. M. Egeland attend de la Russie, de la Turquie et de l'Iran qu'ils profitent de la réunion pour influencer les parties sur la question humanitaire.

(ats)

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