Volume: La nouvelle Renault Mégane change de génération

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VolumeLa nouvelle Renault Mégane change de génération

Après trois générations de silhouettes contrastées, voire discutables, la Mégane adopte un aspect plus consensuel. La gamme devient très cohérente.

par
Gil Egger
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Un panneau se dresse pour permettre l'affichage tête haute: bon pour la sécurité.

Un panneau se dresse pour permettre l'affichage tête haute: bon pour la sécurité.

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La boîte à double embrayage autorise des changements manuels en cascade.

La boîte à double embrayage autorise des changements manuels en cascade.

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La structure et le châssis à 4?roues directrices procurent une excellente tenue de route.

La structure et le châssis à 4?roues directrices procurent une excellente tenue de route.

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En regardant l'avant de la nouvelle compacte de Renault, un mot s'impose: elle a été «talismanisée», c'est-à-dire qu'elle reprend les codes de sa grande sœur Talisman. En fait, depuis le renouvellement de la Clio, de l'Espace, toute la gamme adopte un air de famille, ce qui n'était pas le cas auparavant.

La modularité du châssis permet de l'utiliser pour des voitures aussi différentes que la grande berline Talisman et le monospace SUV Espace. Sur Mégane, elle fait un peu s'allonger la silhouette, grignote quelques centimètres en largeur. L'empattement progresse, repoussant les roues aux quatre coins. A bord, cela se voit, cela se sent. Les passagers disposent d'un volume bien pensé. Nous avons pris contact avec deux versions phares, celle mue par le diesel dCi de 130 ch et la GT animée par un moteur essence de 205 ch. La première joue le confort feutré. L'encapsulage du quatre cylindres évite qu'il se fasse entendre dans l'habitacle. La boîte manuelle à six rapports, bien étagée, n'a pas à être trop sollicitée, tant le couple fait merveille, la relance en cinquième à près de 1000 tr/min s'effectue en douceur et sans à-coups. Les fauteuils ont un maintien latéral correct, insuffisant si l'on se met à bousculer l'auto dans les virages, ce qu'il ne vient à l'idée de personne de faire sauf aux journalistes chargés d'un test.

La route bien maîtrisée

La GT a d'autres prétentions. Elle arbore le nom Renault Sport à l'arrière, mais… ce n'est pas une «RS». Explication: elle possède des qualités de dynamisme réelles, sans qu'elle soit destinée à affronter les circuits. Elle peut démarrer comme un boulet de canon grâce au «launch control», un gadget peu utile sur la route, sauf pour impressionner les copains, qui recourt aux capacités de la boîte à double embrayage. Plus sérieusement, c'est son châssis qui mérite le détour. Ses roues arrière sont directrices. Jusqu'à 60 km/h (80 en mode Sport), elles tournent dans le sens opposé des roues avant. Parcage facilité, agilité en ville et dans les petites courbes, c'est réellement un plus. A plus haute vitesse, les roues arrière s'orientent dans le même sens que celles de l'avant. Les enfilades de virages s'enroulent avec bonheur, la tenue de route étonne réellement. Renault proposait déjà ce système sur des voitures de plus haut niveau, là c'est un atout qui peut faire la différence. D'autant que le prix paraît très intéressant. Plus routière que sportive, la Mégane GT se présente comme un compromis entre performances et confort. Renault précise par ailleurs qu'il n'y aura plus de coupé, pas davantage de découvrable, deux carrosseries en perte de vitesse.

Le conducteur soigné

Le passage d'une génération à l'autre a donné l'occasion au constructeur français d'adapter toute l'ergonomie. L'écran central de 8,7 pouces est le plus grand du segment, celui où la Mégane affronte l'indétrônable VW Golf, la Peugeot 308, l'Opel Astra pour ne citer que quelques concurrentes. Ce segment C représente 41% du total des ventes, il est en progression. La troisième édition de Mégane se devait de s'y installer avec de solides arguments. Ils nous paraissent bien pensés: le châssis est sûrement l'un des meilleurs, la ligne perd un peu d'originalité, mais ce serait plutôt un bon point, l'équipement de série ou en option soutient toutes les comparaisons. La conduite est connectée grâce à R-Link2, son centre de contrôle virtuel. L'adaptation à la sensibilité du conducteur s'appelle Multi-Sense (Confort, Sport, Eco, Neutre et Personnalisé). Sur la GT, un bouton RS enclenche immédiatement le mode Sport. Même le son du moteur est à choix… Un atout: l'affichage tête haute, soit un volet transparent qui se lève en face du conducteur, indiquant vitesse, navigateur et panneaux de signalisation. Ainsi dotée, la Mégane peut faire mieux que se défendre dans le marché des compactes.

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