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Cannes 2013La Palme d'or a été remise à «La vie d'Adèle»

Le réalisateur Abdellatif Kechiche et ses deux actrices Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux se sont vus décerner ensemble dimanche la Palme d'Or du 66e festival de Cannes pour le film français «La vie d'Adèle».

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Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos embrassent le réalisateur franco-tunisien Abdellatif Kechiche. Ces derniers se sont vus décerner la Palme d'Or du 66e festival de Cannes pour le film français «La vie d'Adèle».

Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos embrassent le réalisateur franco-tunisien Abdellatif Kechiche. Ces derniers se sont vus décerner la Palme d'Or du 66e festival de Cannes pour le film français «La vie d'Adèle».

AFP
L'actrice Bérénice Bejo, prix d'interprétation féminine.

L'actrice Bérénice Bejo, prix d'interprétation féminine.

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L'actrice Audrey Tautou, la maîtresse de cérémonie.

L'actrice Audrey Tautou, la maîtresse de cérémonie.

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Les actrices de «La vie d'Adèle», Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux, en pleurs, ainsi que le réalisateur ont été longuement ovationnés pour ce film, première Palme d'or pour un film français depuis «Entre les murs» de Laurent Cantet en 2008.

Abdellatif Kechiche a dédié ce prix à «cette belle jeunesse de France» rencontrée pendant la réalisation de ce film, ainsi qu'à «une autre jeunesse, de la révolution tunisienne, pour leur aspiration à vivre eux aussi librement, et aimer librement».

Adapté librement de la bande dessinée «Le bleu est une couleur chaude» de Julie Maroh, «La vie d'Adèle - chapitre 1 et 2», porté par un duo d'actrices resplendissant, traite avec délicatesse une passion amoureuse entre une adolescente qui s'éveille au désir et une fille aux cheveux bleus.

Steven Spielberg sous le charme

«Nous avons été privilégiés de voir ce film, et non gênés. C'est l'histoire d'un amour profond, magnifique. Le réalisateur n'a pas du tout bridé le récit. Nous étions sous le charme du film, avec des actrices formidables. Le réalisateur a permis aux personnages de prendre réellement vie», a déclaré Steven Spielberg, le président américain du jury.

Interrogé sur les éventuelles difficultés que pourrait rencontrer le film dans certains pays et Etats américains conservateurs, Steven Spielberg a souligné que «ce critère n'a pas compté», saluant le réalisateur franco-tunisien Abdellatif Kechiche pour «avoir eu le courage de raconter ce récit».

Le président du jury s'est déclaré certain que «La Vie d'Adèle» rencontrerait «un large public et une belle réussite aux Etats-Unis». «Ce n'est pas la politique qui nous a influencés mais le film», a-t-il encore dit alors qu'a eu lieu le même jour à Paris une manifestation de masse contre le mariage homosexuel.

Le Grand Prix pour les frères Cohen

Le Grand Prix a lui été décerné à Joel et Ethan Coen pour «Inside Llewyn Davis», un film nostalgique et drôle sur le Greenwich village de 1961 et la musique folk qui commençait tout juste à y résonner.

Dans ce film bourré d'humour où la musique occupe une place centrale, l'étoile montante du cinéma américain, Oscar Isaac, se révèle un musicien et chanteur de folk accompli, tandis que la pop star Justin Timberlake, son ami dans le film, quitte la pop pour la musique folk avec une contagieuse jubilation.

Bérénice Bejo honorée

Le prix d'interprétation féminine est revenu à la Franco-Argentine Bérénice Bejo pour «Le Passé» de l'Iranien Asghar Farhadi, et le prix d'interprétation masculine à l'Américain Bruce Dern pour «Nebraska», road movie mélancolique de l'Américain Alexander Payne.

En pleurs, Bérénice Bejo, 36 ans, couronnée par un César pour son rôle de star du cinéma dans «The Artist», a remercié Asghar Farhadi pour son rôle dans ce drame familial étouffant, dans lequel le réalisateur dissèque les effets dévastateurs des secrets et rancoeurs.

«Tel père, ton fils» reçoit le prix du Jury

Le prix du Jury est revenu au réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda pour «Tel père, ton fils», un film délicat sur la paternité et la filiation. Quant au prix de la mise de scène, il est allé au Mexicain Amat Escalante pour «Heli», une oeuvre radicale sur le destin d'une famille confrontée à la violence de narcotrafiquants.

Finalement, le prix du scénario a été décerné au réalisateur chinois Jia Zhangke, 43 ans, pour son film choc «A touch of sin» (un soupçon de péché), sombre fresque épique qui montre la violence d'une société chinoise en plein boom économique minée par la corruption, la pauvreté et la violence.

Le palmarès du 66e Festival

- Palme d'or: le Franco-Tunisien Abdel Kechiche et ses deux actrices Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux pour «La vie d'Adèle»

- Grand Prix: «Inside Llewyn Davis» des Américains Joel et Ethan Coen

- Prix d'interprétation féminine: la Franco-Argentine Bérénice Bejo dans «Le Passé»

- Prix d'interprétation masculine: l'Américain Bruce Dern dans «Nebraska»

- Prix de la mise en scène: le Mexicain Amat Escalante pour «Heli»

- Prix du scénario: le Chinois Jia Zhangke pour «A touch of sin»

- Prix du Jury: le Japonais Hirokazu Kore-Eda pour «Tel père, ton fils»

- Caméra d'or: le Singapourien Anthony Chen pour «Ilo Ilo»

- Palme d'or du court métrage: le Sud-Coréen Byoung-gon Moon pour «Safe». Cannes (ats/afp) Voici le palmarès du 66e Festival de Cannes:

- Grand Prix: «Inside Llewyn Davis» des Américains Joel et Ethan Coen

- Prix de la mise en scène: le Mexicain Amat Escalante pour «Heli»

- Prix du scénario: le Chinois Jia Zhangke pour «A touch of sin»

- Prix du Jury: le Japonais Hirokazu Kore-Eda pour «Tel père, ton fils»

- Caméra d'or: le Singapourien Anthony Chen pour «Ilo Ilo»

- Palme d'or du court métrage: le Sud-Coréen Byoung-gon Moon pour «Safe»

(ats)

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