Suisse: La pandémie ne doit pas favoriser la sextorsion
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SuisseLa pandémie ne doit pas favoriser la sextorsion

Dans le cadre d'une campagne nationale de prévention des cyberescroqueries, trois partenaires mettent en garde contre la sextorsion, une forme de chantage sur Internet.

En ces temps de confinement social, la tentation est grande de se laisser aller sur Internet.

En ces temps de confinement social, la tentation est grande de se laisser aller sur Internet.

Keystone

Les polices suisses, la Prévention suisse de la Criminalité (PSC) et la plateforme de petites annonces Anibis.ch poursuivent leur campagne nationale de prévention des cyberescroqueries. Sa première partie, lancée jeudi, concerne le thème de la sextorsion.

Deux autres parties de campagne lui feront suite dans le courant de l'année avec pour sujet de nouvelles escroqueries sur internet, indiquent les différents partenaires dans un communiqué. Diverses autres actions de sensibilisation seront entreprises en parallèle dans les cantons, comme la diffusion de matériel visuel, la publication d'articles sur des sites internet ou des conférences.

La sextorsion est une forme d'escroquerie virtuelle, visant à faire chanter des personnes à partir de photos ou de vidéos les montrant nues ou en train d'accomplir des actes sexuels, comme la masturbation.

«En cette crise actuelle liée à la pandémie du Covid-19, les gens sont plus souvent chez eux. Ils ont davantage de temps et de vie privée, et aussi l'envie de se changer les idées. Toutefois, il ne faudrait pas que ce besoin d'évasion les mette dans une situation encore plus difficile», relèvent les trois partenaires.

Ne pas verser de rançon

Ceux-ci donnent quatre conseils généraux pour minimiser le risque d'être victime d'un cyberescroc: il s'agit tout d'abord de ne jamais se fier à une personne connue uniquement par internet, ni transmettre des mots de passe ou des documents officiels.

Il ne faut par ailleurs jamais divulguer de photos ou d'informations intimes. Enfin, il faut éviter de verser des acomptes sans être sûr de la fiabilité de son interlocuteur.

Si autant de victimes paient les sommes réclamées, c'est sans doute parce qu'elles éprouvent de la honte de s'être adonnées à de la pornographie et qu'elles prennent ainsi peur face à de telles menaces. Elles décident alors de garder le silence et de ne pas signaler ces demandes de rançon.

Néanmoins, il arrive régulièrement que le matériel compromettant soit publié même si la victime a cédé au chantage ou que de nouveaux paiements de sa part soient exigés. En continuant de verser des rançons, les victimes encouragent ces pratiques, relèvent les partenaires. Pour cette raison, le nombre d'escroqueries de ce type devrait augmenter à l'avenir.

(ats)

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