Terrorisme: La parano comme point commun
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TerrorismeLa parano comme point commun

Les théories du complot qui pullulent sur le Web participent à la radicalisation des jeunes, en renforçant leur méfiance envers le monde réel et ses acteurs.

par
Cléa Favre
Les personnes radicalisées (ici des djihadistes à Raqqa) ne croient pas toutes dans les théories complotistes, mais lisent le monde à travers une «grille paranoïaque».

Les personnes radicalisées (ici des djihadistes à Raqqa) ne croient pas toutes dans les théories complotistes, mais lisent le monde à travers une «grille paranoïaque».

DUKAS/ZUMA

Dounia Bouzar, auteure de «La vie après Daech» paru aux Editions de l’Atelier, est anthropologue et participe en France à la déradicalisation de jeunes de retour de Syrie ou rattrapés juste à temps, avant un départ. Pour elle, les théories du complot jouent un rôle important dans l’endoctrinement qui conduit les individus au djihad. «C’est un élément observé dans les premiers ordinateurs que les parents de djihadistes nous ont fournis. Il apparaît dans les conversations avec les rabatteurs français», explique la fondatrice du Centre de prévention des dérives sectaires liées à l’islam.

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