20.09.2020 à 14:33

AutomobilismeSébastien Buemi dans l’histoire du Mans

Le pilote vaudois et son équipier japonais Kazuki Nakajima remportent pour la troisième fois d’affilée la célèbre course. Les deux premières avec Fernando Alonso; cette fois avec Brendon Hartley, toujours sur Toyota.

par
Jean-Claude Schertenleib
Troisième victoire consécutive au Mans pour la Toyota No 8 de Sébastien Buemi.

Troisième victoire consécutive au Mans pour la Toyota No 8 de Sébastien Buemi.

Keystone

Et de trois à la suite: l’Aiglon Sébastien Buemi et le Japonais Kazuki Nakajima ont rejoint des noms mythiques dans l’histoire de la course automobile la plus célèbre du monde. Vainqueurs trois fois de suite au volant de leur Toyota TS050 Hybrid – cette année, c’est Brendon Hartley, qui avait déjà gagné avec Porsche, qui a succédé à Fernando Alonso dans le cockpit de la No 8 -, Buemi et Nakajima ont fait aussi bien que le Britannique Joel Barnato (Bentley, entre 1928 et 1930), le Belge Olivier Gendebien (Ferrari), le Français Henri Pescarolo (Matra), mais aussi Jacky Ickx, Emmanuel Pirro, Frank Biela et, bien sûr, Tom Kristensen, vainqueur six fois de suite avec Audi.

Grandissime favori de l’épreuve mancelle avec la seconde Toyota, Buemi et ses équipiers ont pourtant passé par bien des états d’âme: une crevaison dès le premier relais du pilote vaudois, puis des soucis de refroidissement de freins pendant la nuit. «A ce moment de la course, on pensait avoir tout perdu, même si on sait qu’au Mans, rien n’est jamais décisif avant le drapeau à damier», a déclaré Buemi au pied du podium. Dans cette édition 2020 particulière, avec une nuit très longue, la No 8 qui semblait battue par sa sœur (la No 7), s’est à nouveau retrouvée en tête lorsqu’à 3 heures du matin, un problème de turbo a obligé la seconde Toyota à une réparation de 30 minutes.

Le Team Toyota célèbre sa victoire, la troisième de suite.

Le Team Toyota célèbre sa victoire, la troisième de suite.

Keystone

Coup de chapeau à Rebellion

Coup de chapeau au team vaudois Rebellion, qui place ses deux voitures aux deuxième et quatrième places, entourant ainsi les deux Toyota. L’équipe romande, qui participait à sa dernière course au Mans, a quasi connu le sans-faute jusqu’à un peu plus de 2 heures 20 de l’arrivée, lorsque le Genevois Louis Delétraz a d’abord connu des soucis de redémarrage, avant une petite touchette qui allait coûter le podium à celui qui découvrait le Mans.

Onzième rang – septième de la catégorie LMP2 – pour le team de Nicolas Lapierre et des deux Genevois Alex Coigny et Antonin Borga, alors que le benjamin suisse de la course, le Vaudois Lucas Légeret (Porsche), termine l’épreuve, malgré une grosse frayeur de sa part à une heure de l’arrivée. Enfin, la course du Neuchâtelois Jonathan Hirschi s’est arrêtée brusquement dans la soirée, lorsque son équipier français Tristan Gommendy a tapé sérieusement à la première chicane des Hunaudières, détruisant l’Oreca-Gibson qui jouait alors le podium en LMP2.

Classement

88e édition des 24 Heures du Mans

1. Toyota N.8 (Buemi/Nakajima/Hartley) 387 tours

2. Rebellion N.1 (Senna/Menezes/Nato) à 5 tours

3. Toyota N.7 (Conway/Kobayashi/Lopez) à 6 tours

4. Rebellion N.3 (Berthon/Delétraz/Dumas) même tour

5. Oreca N.22 (Albuquerque/Di Resta/Hanson) à 17 tours, 1re LMP2

6. Oreca N.38 (Davidson/Da Costa/Gonzalez) même tour

7. Oreca N.31 (Canal/Jamin/ Vaxiviere) à 19 tours

8. Alpine N°36 (Laurent/Negrão/Ragues) à 20 tours

9. Aurus N.26 (Vergne/Rusinov/Jensen) même tour

10. Oreca N°28 (Bradley/Chatin/Lafargue) à 21 tours

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