Pandémie: la plupart des syndromes du Covid guéris après un an

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PandémieLa plupart des syndromes du Covid guéris après un an

Une étude à grande échelle montre que le Covid long ne durerait pas plus d’une année. Mais cela ne concerne que les formes légères et ceux qui ont été infectés avant Omicron.

par
Michel Pralong
L’essoufflement est l’un des symptômes le plus durable, mais il affecte moins les vaccinés.

L’essoufflement est l’un des symptômes le plus durable, mais il affecte moins les vaccinés.

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Pour découvrir que le Covid pouvait avoir des symptômes sur le long terme, ce que l’on appelle le Covid long, il a évidemment fallu attendre quelques mois après l’apparition de la pandémie. Pour connaître le temps que pouvaient durer ces symptômes, pareil, il fallait avoir du recul et plusieurs analyses ont déjà été effectuées ou sont en cours.

Une étude israélienne à large échelle, parue le 11 janvier dans «The bmj» apporte quelques nouvelles réponses au phénomène. Elle présente l’avantage d’être basée sur près de 2 millions de patients entre le 1er mars 2020 et le 1er octobre 2021. En revanche, elle a le désavantage de ne se concentrer que sur les personnes ayant souffert d’une forme bénigne du Covid (donc non hospitalisées) et de ne recenser quasi que des gens contaminés par le virus originel puis les variants Alpha et Delta, mais pas Omicron.

Nombreux symptômes

Reste que ces résultats montrent que sur cette vaste population, des généralités peuvent se dégager. Rappelons qu’un Covid long se définit par des symptômes qui persistent ou apparaissent après quatre semaines et qu’ils sont très nombreux et qu’ils diffèrent suivant les patients: les principaux sont la dyspnée (essoufflement), la fatigue, les douleurs musculaires, la perte de goût et d’odorat, la toux, le dysfonctionnement cognitif, des douleurs thoraciques et des palpitations.

L’analyse des résultats a montré un risque accru après un Covid léger d’avoir des symptômes durant les six premiers mois après l’infection, mais que cela diminuait par la suite. Le risque varie entre les différents groupes d’âge et diffère légèrement entre les patients masculins et féminins et selon le statut vaccinal. Le plus grand nombre de problèmes de santé persistants six mois après le Covid a été signalé dans le sous-groupe des 41 à 60 ans.

Chez les plus de 60 ans, seule la dyspnée est restée significativement plus élevée à la fin de la période de l’étude. «Cela pourrait suggérer que le Covid-19 ne serait pas considéré comme bénin chez les personnes âgées si plusieurs symptômes persistaient, entraînant l’hospitalisation des patients et leur exclusion de cette étude.»

Pas de morbidité à long terme

Les auteurs concluent que les patients atteints de Covid présentaient un risque accru pour un petit nombre de problèmes de santé, dont la plupart ont été résolus dans l’année suivant le diagnostic. Les symptômes les plus persistants sont l’essoufflement, les pertes de goût et d’odorat, la faiblesse et des palpitations. L’étude suggère ainsi que pour les patients atteints d’une forme bénigne de la maladie, celle-ci n’entraîne pas de morbidité grave ou chronique à long terme chez la grande majorité d’entre eux et ajoute un petit fardeau continu aux prestataires de soins de santé.

L’étude a également montré qu’il n’y avait que peu de différences sur les symptômes à long terme suivant les variants et que les risques étaient à peu près les mêmes pour les personnes vaccinées et les non vaccinées. Sauf pour la dyspnée (l’essoufflement), symptôme nettement moins présent chez les vaccinés.

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