Seconde Guerre mondiale: La pointe du Hoc, haut lieu du Débarquement, est tombée dans la mer
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Seconde Guerre mondialeLa pointe du Hoc, haut lieu du Débarquement, est tombée dans la mer

Victime de l’érosion, la falaise, symbole de l’héroïsme des soldats américains en Normandie (F), pendant la Seconde Guerre mondiale, s’est en partie effondrée vendredi. Personne n’a été blessé.

La pointe du Hoc (ici en 2018) est une falaise d’une trentaine de mètres où seuls 90 des 225 soldats qui l’ont prise d’assaut, pour s’emparer d’un canon allemand, ont survécu, le 6 juin 1944.

La pointe du Hoc (ici en 2018) est une falaise d’une trentaine de mètres où seuls 90 des 225 soldats qui l’ont prise d’assaut, pour s’emparer d’un canon allemand, ont survécu, le 6 juin 1944.

AFP

Un important pan de la falaise de la pointe du Hoc, lieu symbolique du Débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, s’est écroulé vendredi. «En raison de l’érosion progressive, une partie de l’affleurement surplombant la Manche s’est effondrée. Personne n’a été blessé dans le glissement de terrain, qui est tombé dans la mer, et il n’y a aucun risque pour les visiteurs», indique l’American Battle Monuments Commission (ABMC), organisme public américain qui gère le site, en vertu d’un traité datant de 1956.

Sous le soleil, une centaine de touristes étaient présents et photographiaient le pan de la falaise englouti par les flots.

«Nous savons depuis 2011 que le paysage culturel de la pointe du Hoc est en danger, à cause de l’érosion des falaises», déclare Scott Desjardins, surintendant du cimetière américain de Normandie et de la pointe du Hoc. «Nous continuons d’étudier la situation, afin de trouver des moyens d’atténuer les risques et de préserver le site, tout en continuant à raconter l’histoire héroïque du lieutenant-colonel James E. Rudder et de ses hommes, qui ont escaladé les falaises pour aider au succès du Débarquement allié en Normandie.»

Ce sont 225 Rangers qui entreprirent l’ascension de la pointe de plus de 25 mètres de haut, le 6 juin 1944, sous les tirs allemands et dans des conditions météo détestables. Seuls 90 s’en sont sortis.

«Accélération du phénomène d’érosion»

Selon Régis Leymarie, délégué adjoint Normandie du Conservatoire du littoral, qui est propriétaire du site, ce phénomène était attendu, car «ces falaises sont en érosion». «Il y a une douzaine d’années, on avait convenu, avec les Américains et les services de l’État, que le confortement du pied de falaise de la pointe du Hoc avait pour but de freiner l’érosion, mais en aucun cas de l’arrêter. Le site n’était plus comme il était en 1944… On est sur un symbole de ce que vivent beaucoup de littoraux en Normandie et ailleurs, avec une accélération du phénomène d’érosion.»

La pointe du Hoc accueille près de 500’000 visiteurs par an.

(AFP)

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