Canton de Soleure: La police à la chasse aux bordels clandestins
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Canton de SoleureLa police à la chasse aux bordels clandestins

La réglementation cantonale exige un permis d'exploitation pour les maisons closes. Peu en ont fait la demande.

par
Pascal Schmuck
Zurich
Toujours plus de cantons légifèrent sur l'exercice de la prostitution.

Toujours plus de cantons légifèrent sur l'exercice de la prostitution.

Keystone

Le canton de Soleure exige depuis un an que les maisons closes établies sur son territoire disposent d'un permis d'exploitation. Or, bien peu en ont fait la demande, comme l'explique 20 Minuten dans son édition du 6 février.

Daniel Morel, directeur du service cantonal des conditions de travail, collabore avec la police pour débusquer les établissements clandestins. Pour le moment, seule une quinzaine disposent du précieux sésame, a découvert la Solothurner Zeitung.

De nombreux établissements ne sont pas au courant de la nouvelle législation. Et les cabarets en sont officiellement exempts, pour autant qu'ils ne proposent pas de services sexuels.

Pas de liste de bordels

Le Canton doit également résoudre un autre problème. Il n'a aucune banque de données sur le nombre de bordels établis sur son territoire et encore moins sur leur adresse. Les autorités se sont donc attelées à la tâche.

«Nous pouvons aisément détecter certains établissements, pour d'autres nous avons besoin de l'aide de la police», a affirmé Jonas Motschi, directeur de l'Office pour l'économie et le travail.

Les fonctionnaires épluchent également les petites annonces dans la presse et sur Internet. «D'après ce que nous avons constaté, il doit exister environ une cinquantaine de bordels dans le canton», a estimé Jonas Moschi. Mais sur la base des publicités sur Internet, ce nombre est allégrement dépassé.

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