Actualisé

RépressionLa police chinoise ouvre le feu sur des Tibétains

La fusillade s'est produite lundi dans la province chinoise du Sichuan. Selon un premier bilan, elle a fait près de cinq morts et des dizaines de blessés.

Photo non datée, transmise par l'ONG Free Tibet, montrant la police paramilitaire chinoise arrêtant un groupe de personnes dans le Sichuan.

Photo non datée, transmise par l'ONG Free Tibet, montrant la police paramilitaire chinoise arrêtant un groupe de personnes dans le Sichuan.

ARCHIVES, AFP

Les forces de l'ordre ont ouvert le feu lundi sur une manifestation dans une région tibétaine de Chine, faisant entre deux et cinq morts et des dizaines de blessés, a annoncé l'ONG Free Tibet.

La fusillade, la plus grave depuis les émeutes antichinoises de 2008 au Tibet, s'est produite à midi (5 heures en Suisse) dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, selon l'ONG.

"Selon des témoins, un Tibétain nommé Yonten, âgé de 49 ans, a été tué par balle", a précisé l'organisation de défense des Tibétains. Une trentaine d'autres Tibétains ont été blessés par balle, dont un a été touché à l'abdomen, selon Free Tibet.

Le monastère de Draggo, pour refuge

"Ils ont peur de transporter les blessés à l'hôpital car ils redoutent d'y être arrêtés", a déclaré par téléphone à l'Agence France Presse Stephanie Brigden, directrice de Free Tibet.

"La situation pourrait se dégrader", a-t-elle ajouté en précisant que de nombreux Tibétains tentaient de se rassembler vers le monastère de Draggo, dans la préfecture de Ganzi, théâtre de la manifestation violemment réprimée.

Le gouvernement tibétain en exil (CTA), dont le siège est à Dharamsala, en Inde, a confirmé sur son site internet la mort de Yonten ainsi que les nombreux blessés après que la police, selon lui, eut ouvert le feu de façon aveugle. D'autres témoins parlent de six morts, a ajouté le gouvernement en exil.

La police et les autorités locales des comtés concernés par la manifestation étaient injoignables lundi soir.

(AFP)

Ton opinion