Vaud: La police débarque en force au collège à Saint-Légier-La Chiésaz
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VaudLa police débarque en force au collège à Saint-Légier-La Chiésaz

Plusieurs patrouilles, dont des agents d’élite, sont intervenues en nombre devant l’école privée Haut-Lac à Saint-Légier-La Chiésaz. Un jeune avait brandi une arme factice.

par
Benjamin Pillard
Les faits se sont déroulés à la sortie des classes, vendredi, peu après 16 h.

Les faits se sont déroulés à la sortie des classes, vendredi, peu après 16 h.

Christian Bonzon

«En voyant des voitures de police et un fourgon stationnés devant l’école, nous avons d’abord pensé à un cambriolage.» Une importante intervention de police était en cours depuis près de deux heures vendredi, vers 18 h 30, lorsque les tenanciers de la buvette jouxtant les trois terrains de football de Saint-Légier-La Chiésaz (commune vaudoise de 5000 habitants, sur les hauts de Vevey) sont arrivés à leur local. «Nous sommes restés jusque vers 20 h 30 pour procéder aux rangements en vue du tournoi du week-end; on voyait des agents discuter avec plusieurs enseignants à travers les vitres du campus.»

Et pour cause: plus de dix patrouilles – dont les policiers d’élite du DARD – s’étaient rendues aux abords de l’école internationale bilingue Haut-Lac (nouveau site de Praz-Dagoud, érigé en 2014 et dédié aux classes enfantines et primaires) suite au signalement d’une personne armée. «Un étudiant de notre école secondaire était en possession d’un pistolet à air comprimé et présentait des signes d’anxiété», relate un courrier d’information adressé samedi à tous les parents de l’institut privé par un membre de la direction. «À son arrivée, la police a demandé à tout le personnel et aux écoliers encore présents de rester à l’intérieur du bâtiment jusqu’à ce que l’incident soit résolu.»

Le jeune en question – un Français âgé de 16 ans – s’était rendu vers les terrains de football de la commune avec plusieurs camarades, tous scolarisés au campus de Roches-Grises (étudiants de 12 à 18 ans), sis à 500 m en contrebas de ce paisible quartier résidentiel. «Il s’agit d’un acte de détresse psychologique», indique Florence Maillard, chargée de communication à la police cantonale vaudoise. «Le jeune homme s’est montré menaçant à la fois envers lui-même et certains de ses camarades, en pointant son arme en direction de ceux qui voulaient l’empêcher d’agir.» Tout porte ainsi à croire que les témoins de la scène ont cru à la présence d’une véritable arme à feu. «Les agents ne se sont rendu compte qu’il s’agissait d’un pistolet factice à plomb qu’après avoir interpellé l’individu.»

La porte-parole précise encore que le mineur a pu être maîtrisé rapidement et sans heurt, afin d’être conduit au Centre d’intervention régional de Rennaz, où il a été pris en charge par un médecin. Et qu’il sera automatiquement dénoncé pour infraction à la loi fédérale sur les armes. «Il est interdit d’exhiber une arme – y compris à air comprimé – sur le domaine public», explique Florence Maillard, qui rappelle que ces répliques ne peuvent être brandies que dans l’enceinte des lieux dédiés au tir sportif.

Jointe par téléphone, la direction de l’école Haut-Lac n’a pas souhaité commenter l’incident. Dans son message (en anglais) adressé aux parents, elle a cependant tenu à «féliciter les étudiants pour l’attention portée à leur camarade dans le besoin».

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