France: La police intervient 96 fois pour un coq bruyant
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FranceLa police intervient 96 fois pour un coq bruyant

Poursuivi par une voisine, un habitant des Yvelines s’est retrouvé devant la justice pour les chants de son coq.

Les chants du coq étaient jugés intempestifs par une voisine.

Les chants du coq étaient jugés intempestifs par une voisine.

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Elliott a été particulièrement surveillé ces derniers temps. Les cris de ce coq habitant à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, excèdent une voisine de son propriétaire. Elle s’est donc régulièrement plainte auprès de la police qui, protocole oblige, précise «Le Parisien», s’est à chaque fois rendu sur place. Résultat: «en trois mois, les policiers sont venus à 96 reprises à la maison. Un moment, javais une voiture de police garée toute la journée devant chez moi! Ils venaient quatre fois par jour», explique son propriétaire.

Selon lui les chants de son coq n’ont rien d’excessifs et on ne l’entend pas durant la nuit. «Nous sommes entourés de sept voisins mais une seule personne se plaint dElliott. Mais cette voisine ne supporte plus son chant. Elle est venue me voir pour me le dire, parfois avec des propos excessifs, mais je ne lui en veux pas car elle ne va pas bien», raconte-t-il dans le quotidien français.

Précédent en 2008

Reste qu’il s’est retrouvé devant le tribunal de police de Versailles pour les chants d’Elliott jugés «intempestifs» par sa voisine. Verdict? La relaxe. En passant lofficier du ministère public s’est offusqué des deniers publics engagés par la municipalité, par exemple avec la mobilisation d’un spécialiste avec son sonomètre pour mesurer lintensité du bruit du coq…

Elliott va donc pouvoir continuer à chanter. Théoriquement, la justice aurait pu demander à son propriétaire de s’en débarrasser, note «Le Parisien». C’est arrivé en 2008: le juge du tribunal de police de Mantes-la-Jolie avait demandé au propriétaire d’un coq de le faire taire avant un mois. Au-delà de ce délai le gallinacée devait être mis à mort si ses chants n’avaient pas cessé. Mais cette décision avait suscité tellement d’indignation que le magistrat avait finalement fait machine arrière.

(R. M. )

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