Israël - La police rouvre l’accès aux abords de Jérusalem-Est
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IsraëlLa police rouvre l’accès aux abords de Jérusalem-Est

La police israélienne a autorisé dimanche soir les Palestiniens à pouvoir de nouveau accéder à une promenade aux abords de la vieille ville de Jérusalem.

Les forces de l’ordre ont laissé des manifestants retirer les barrières métalliques qui barraient l’accès depuis plusieurs jours.

Les forces de l’ordre ont laissé des manifestants retirer les barrières métalliques qui barraient l’accès depuis plusieurs jours.

AFP

La police israélienne a autorisé dimanche soir les Palestiniens à pouvoir de nouveau accéder à une promenade aux abords de la Vieille ville de Jérusalem, une mesure destinée à apaiser les tensions de ces derniers jours, a constaté un journaliste de l’AFP.

Plusieurs centaines de jeunes palestiniens étaient rassemblés près de la porte de Damas, l’un des principaux accès à l'Esplanade des Mosquées située dans la Vieille ville, lorsque la police a annoncé avec un mégaphone que la zone était désormais ouverte à tout le monde. Les forces de l’ordre ont laissé des manifestants retirer les barrières métalliques qui barraient l’accès depuis plusieurs jours.

La décision est intervenue «après des consultations avec des responsables locaux, des responsables religieux, et une évaluation de la situation, tout en prenant en considération les commerçants qui ont besoin de vivre, et afin de réduire le niveau de violence», a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police. «Nos forces sont toujours déployées sur le terrain et nous ne permettrons pas le retour de la violence», a-t-il ajouté.

Concertation

Un groupe de Palestiniens qui célébrait le retrait des barrières et brandissait un drapeau palestinien a été chassé par la police, et plusieurs jeunes Palestiniens ont été interpellés par les forces de l’ordre, ont constaté des journalistes de l’AFP. Mais la place devant la porte de Damas était désormais ouverte, avec une forte présence policière.

Les affrontements des derniers jours à Jérusalem ont commencé après que la police a empêché les Palestiniens de s’asseoir sur les marches entourant la porte de Damas, un lieu où ils se réunissent le soir pendant le ramadan. Et lorsque des juifs d’extrême droite ont prévu de manifester à proximité, de nombreux Palestiniens y ont vu une provocation.

Samir Gheith, un Palestinien de 66 ans de Jérusalem, a dit que les gens voulaient se rassembler pendant le ramadan près de la porte de Damas qui avait été fermée l’année dernière en raison des restrictions sanitaires dues au coronavirus. «Je crois qu’ils ne veulent pas nous voir heureux», a-t-il dit à l’AFP, en référence à la décision initiale de la police de barricader la place. «Mais après, ils ont compris qu’ils devaient mettre fin à toutes ces tensions», a-t-il ajouté.

Roquettes

Les affrontements des derniers jours à Jérusalem ont commencé après que la police a empêché les Palestiniens de s’asseoir sur les marches entourant la porte de Damas, un lieu où ils se réunissent le soir pendant le ramadan. Et lorsque des juifs d’extrême droite ont prévu de manifester à proximité, de nombreux Palestiniens y ont vu une provocation.

Les heurts les plus violents ont eu lieu jeudi soir lorsque des Palestiniens ont voulu s’opposer à cette marche de manifestants, qui scandaient «Mort aux Arabes». Les forces israéliennes ont bloqué les Palestiniens dont une centaine ont été blessés, ainsi qu’une vingtaine de policiers israéliens.

Des manifestants palestiniens ont jeté des pierres et des bouteilles d’eau vers les policiers qui ont répliqué avec des grenades assourdissantes et des canons à eau. Des bennes à ordure ont également été incendiées près de la porte de Damas et, selon la police, des cocktails Molotov ont été lancés en direction du point de passage de Qalandiya entre Jérusalem et la Cisjordanie occupée.

La branche armée du Hamas, mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, a apporté son soutien aux Palestiniens de Jérusalem-Est et menacé Israël. L’armée israélienne a annoncé dimanche soir qu’un projectile avait été tiré «depuis la bande de Gaza vers le territoire israélien», sans autre détail.

Trois roquettes avaient été tirées samedi soir depuis la bande de Gaza, dont une a été interceptée par le bouclier antimissile israélien, une a explosé dans un terrain vague et une s’est abattue dans la bande de Gaza, avait alors indiqué l’armée.

(AFP)

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