27.10.2019 à 12:19

ChineLa police tire des lacrymogènes à Hong Kong

Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc sur des manifestants qui défiaient les autorités pour organiser un rassemblement.

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Donald Trump a annoncé vendredi qu'il souhaitait mettre fin aux exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de sa relation spéciale avec les États-Unis désormais remise en cause. (29 mai 2020)

Donald Trump a annoncé vendredi qu'il souhaitait mettre fin aux exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de sa relation spéciale avec les États-Unis désormais remise en cause. (29 mai 2020)

Keystone
«Mécontent» face à l'intention de Pékin de priver Hong Kong de son autonomie, le président américain a promis mardi une riposte imminente. (26 mai 2020)

«Mécontent» face à l'intention de Pékin de priver Hong Kong de son autonomie, le président américain a promis mardi une riposte imminente. (26 mai 2020)

Keystone
Les manifestants ont scandé des slogans de la mouvance pro-démocratie avant d'être dispersés par les tirs lacrymogènes de la police anti-émeute. (Dimanche 24 mai 2020)

Les manifestants ont scandé des slogans de la mouvance pro-démocratie avant d'être dispersés par les tirs lacrymogènes de la police anti-émeute. (Dimanche 24 mai 2020)

AFP

La police hongkongaise a de nouveau fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc dimanche. Elle tentait ainsi de disperser une manifestation pro-démocratie non autorisée dans les rues commerçantes et touristiques de la pointe de la péninsule de Kowloon.

L'ex-colonie britannique traverse depuis début juin sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des manifestations et actions presque quotidiennes.

C'est cette fois la pointe sud de Kowloon, sur la spectaculaire baie de Hong Kong, qui a été le théâtre d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants, y compris les rues donnant sur l'emblématique hôtel Peninsula dans le quartier de Tsim Sha Tsui.

Masques malgré l'interdiction

Nombre de manifestants portaient des masques, en dépit de l'interdiction décrétée par l'exécutif de la région semi-autonome. Mais rares étaient ceux qui avaient revêtu l'attirail classique des radicaux comme les casques de chantier et les masques à gaz. La tension était palpable dès le début de l'après-midi quand la police s'est déployée en très grand nombre dans les rues proches du front de mer où devait débuter une manifestation non autorisée par le gouvernement local.

Les policiers se sont mis à fouiller les gens, entraînant des scènes de confrontation au fur et à mesure que la foule grossissait. Certains traitaient les forces de l'ordre de «triades», les mafias chinoises traditionnelles. Des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc ont été tirés dans trois endroits différents. Les heurts ont contraint la foule à se disperser.

Dans un spectacle désormais récurrent à Hong Kong, des manifestants ont érigé des barricades de fortune pour bloquer la circulation sur certaines artères. Ils ont notamment dévissé des barrières métalliques pour fermer l'accès de l'«Avenue des Stars», promenade du front de mer à la gloire du cinéma hongkongais.

L'exécutif local, qui n'a offert aucune issue à cette crise, a largement laissé à sa police le soin de répondre aux manifestants. Cela a entraîné des confrontations de plus en plus fréquentes avec des radicaux qui n'hésitent pas à faire usage de cocktails Molotov, à vandaliser des commerces pro-Pékin, voire à agresser des gens qui ne sont pas d'accord avec eux.

Mais des figures du mouvement pro-démocratie ont également été la cible d'attaques par des inconnus. Ce qui a sapé la réputation de stabilité et de sécurité de l'ex-colonie britannique. Ces derniers jours, les manifestations n'ont pas été aussi massives qu'au début du mois. Le mouvement a surtout pris la forme d'actions spontanées qui demeurent quasi quotidiennes.

(ats)

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