Audit: La politique d’achat de MétéoSuisse s’est améliorée
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AuditLa politique d’achat de MétéoSuisse s’est améliorée

Le Contrôle fédéral des finances (CDF) a relevé, mercredi, que MétéoSuisse avait beaucoup progressé depuis ses critiques en 2016. Mais qu’il reste encore des améliorations possibles.

Une vue sur la station MeteoSuisse, à Payerne.

Une vue sur la station MeteoSuisse, à Payerne.

Keystonehttps://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=overview

Le Contrôle fédéral des finances (CDF) relevait en 2016 de graves lacunes chez MétéoSuisse quant à la manière de gérer les achats. Dans son audit de suivi rendu public mercredi, l’organe de contrôle de l’administration note «un grand nombre d’améliorations», même s’il reste encore à faire.

Le CDF indiquait en août 2016 que MétéoSuisse devait prendre des mesures d’urgence. La coordination interne des achats fonctionnait mal car le service n’était informé des transactions qu’a posteriori, la transparence n’était pas respectée et des acquisitions étaient fractionnées pour éviter l’appel d’offres, notamment. MétéoSuisse avait assuré que des améliorations seraient en place d’ici fin 2016.

Dans son audit de suivi, le CDF constate de nets progrès ainsi que l’émergence d’une «nouvelle culture en matière d’achats». Concrètement, la direction a défini les responsabilités, organisé des formations et sensibilisé les services demandeurs au thème des achats, note l’organe de contrôle de l’administration. Le CDF a pu ainsi clore six des huit recommandations émises à l’époque.

Encore un pas à faire

Dans deux cas, les mesures nécessaires n’ont pas encore pu être entièrement mises en oeuvre, si bien que les recommandations restent en suspens. Des points importants tels que les contrôles clés pour réduire les risques font encore défaut dans les processus d’acquisition de MétéoSuisse, détaille-t-il.

De même, la structure de classement des dossiers d’acquisition n’est pas encore efficiente. Conformément à l’ordonnance sur la gestion électronique des affaires dans l’administration fédérale, le système de classement doit présenter une systématique uniforme et interdire le traitement parallèle de données importantes pour les affaires.

Autre problème persistant, le recours à des prestataires externes pour toutes les acquisitions soumises aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ceux-ci garantissent la qualité des documents à soumettre aux services d’achat centraux ou aux services compétents de MétéoSuisse. Or «une telle externalisation n’est judicieuse que si elle permet d’économiser au moins 20% des coûts».

(ATS/NXP)

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