Actualisé 24.06.2016 à 13:09

Euro 2016La Pologne passée au crible

Une organisation solide, des joueurs qui se connaissent bien et des individualités de grand talent: l'adversaire de la Nati en 8e n'est pas à prendre à la légère.

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Les fans de la Nati sont au rendez-vous pour accueillir leur équipe. (Dimanche 26 Juin 2016)

Les fans de la Nati sont au rendez-vous pour accueillir leur équipe. (Dimanche 26 Juin 2016)

Reuters
(Dimanche 26 Juin 2016)

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(Dimanche 26 Juin 2016)

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Avec deux victoires 1-0 contre l'Irlande du Nord et l'Ukraine et un 0-0 face à l'Allemagne, la tentation existe de classer les Bialo-czerwoni dans la catégorie des formations défensives procédant par contre. Ce qui est parfois vrai, le 4-4-2 d'Adam Nawalka, avec deux milieux axiaux (dont Grzegorz Krychowiak, excellent avec le FC Séville) surtout là pour oeuvrer à la récupération du ballon, étant bâti pour cela (même quand il passe en 4-2-3-1, sa seconde option). L'animation offensive a pour principal lieu d'expression les couloirs, normalement occupés par l'expérimenté Jakub Blaszczykowski à droite et Bartosz Kaputska à gauche. A eux d'alimenter la ligne d'attaque formée par Lewandowski et le prometteur Arkadiusz Milik.

Réduire la Pologne à cela serait toutefois non seulement présomptueux, mais aussi dangereux. Avec trente-trois buts inscrits par... onze joueurs différents, la sélection de Nawalka a tout simplement été la meilleure attaque des éliminatoires (il convient toutefois de préciser que quinze réalisations ont été inscrites face à Gibraltar). Les Bialo-czerwoni savent aussi faire le jeu et prendre l'initiative. Même s'il n'a pas encore marqué durant le tournoi, Robert Lewandowski tient un rôle central dans le dispositif. Travailleur, l'avant-centre de Bayern Munich concentre les attentions et crée de nombreuses fausses pistes dont profitent ses partenaires.

La défense n'a pas plié depuis le début de l'Euro et il s'agit d'une surprise. Si le patron Kamil Glik était attendu à ce niveau, son binôme axial Michal Pazdan était source d'inquiétudes, peinant d'ordinaire à se montrer convaincant et régulier. Les latéraux Lukasz Piszczek à droite (dont l'entente avec son ancien coéquipier à Dortmund Blaszczykowski fait merveille) et Artur Jedrzejczyk à gauche sont plus à l'aise quand ils se portent vers l'avant que quand il est question de protéger leur base arrière. Sans doute le point le plus vulnérable de cette Pologne.

Une seule victoire contre la Pologne

La Suisse ne compte à ce jour qu'une seule victoire en dix rencontres face à la Pologne. Elle avait été acquise le 11 mai 1976 à Bâle.

Alors dirigée par René Hussy, la Suisse s'était imposée sur des réussites de Lucio Bizzini et d'Umberto Barberis, lequel honorait sa première sélection. Seuls 8000 spectateurs avaient assisté à ce match amical au Stade Saint-Jacques.

La dernière rencontre entre les deux pays a eu lieu le 18 novembre 2014 à Wroclaw. La Suisse avait obtenu le nul (2-2) grâce à des buts inscrits par Josip Drmic et par Fabian Frei.

Le bilan de la Suisse face à la Pologne, qu'elle affrontera pour la première fois samedi à Saint-Etienne en phase finale d'un grand tournoi, est donc de 1 victoire, 5 nuls et 4 défaites.

(si)

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