Europe de l’Est – La Pologne proteste après une incursion sur son territoire de Biélorusses armés
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Europe de l’EstLa Pologne proteste après une incursion sur son territoire de Biélorusses armés

Des personnes en uniforme, «non identifiées et munies d’armes longues», ont pénétré sur le territoire polonais depuis la Biélorussie. Varsovie parle de «provocation».

Dans la forêt proche de Hajnowka, vers la frontière, des migrants tentent de s’infiltrer en Pologne, «poussés» par la Biélorussie, selon Varsovie. Signe de tensions croissantes entre les deux voisins.

Dans la forêt proche de Hajnowka, vers la frontière, des migrants tentent de s’infiltrer en Pologne, «poussés» par la Biélorussie, selon Varsovie. Signe de tensions croissantes entre les deux voisins.

AFP

Le ministère polonais des Affaires étrangères a annoncé, mercredi, avoir convoqué le chargé d’affaires biélorusse après une incursion, selon Varsovie, de personnes armées et en uniforme en territoire polonais depuis la Biélorussie, un incident qualifié de «provocation» par les services spéciaux polonais.

L’incident s’est produit alors qu’une vague sans précédent de milliers de migrants et de réfugiés, principalement du Moyen-Orient, tente, depuis la Biélorussie, d’entrer dans l’Union européenne via la Pologne, la Lettonie et la Lituanie.

Protéger ses frontières et celles de l’UE

«La conversation concernait l’incursion de personnes en uniforme non identifiées et munies d’armes longues. L’incident s’est produit dans la nuit du 1er au 2 novembre», a indiqué le ministère polonais des Affaires étrangères. «La Pologne est déterminée à protéger ses propres frontières et les frontières extérieures de l’Union européenne.»

Selon le porte-parole du ministre coordinateur des services spéciaux, Stanislaw Zaryn, il s’agit «d’une nouvelle provocation» du régime de Minsk. Le ministère polonais des Affaires étrangères avait également convoqué le chargé d’affaires biélorusse, début octobre. Varsovie avait alors indiqué que des fonctionnaires biélorusses avaient tiré sur des soldats polonais.

L’UE accuse l’homme fort biélorusse, Alexandre Loukachenko, d’avoir orchestré la vague de migrants et de réfugiés tentant d’entrer sur le territoire de l’UE, en représailles aux sanctions imposées par Bruxelles, à la suite d’une répression brutale de son régime contre l’opposition.

Poussés par Minsk, repoussés par Varsovie

Migrants et réfugiés indiquent souvent avoir été forcés de traverser la frontière par les fonctionnaires biélorusses et être, par la suite, repoussés par les autorités polonaises. Nombre d’entre eux se retrouvent bloqués à la frontière, dans des conditions météorologiques automnales de plus en plus difficiles. Au moins dix migrants sont morts jusqu’à présent dans la région, dont sept du côté polonais de la frontière, selon le quotidien polonais «Gazeta Wyborcza». Le dernier cas est celui d’un Irakien, mort vendredi du côté polonais de la frontière. Il était diabétique, selon des médias locaux.

Pour parer à la crise migratoire à la frontière, la Pologne y a envoyé des milliers de soldats, appliqué un état d’urgence dans la région et construit une clôture à lames rasoirs en approuvant la construction d’un mur.

(AFP)

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