Mobilité: La Poste autrichienne roule avec des plaques jurassiennes
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MobilitéLa Poste autrichienne roule avec des plaques jurassiennes

Des véhicules électriques immatriculés dans le Jura sont testés à Vienne. Insolite, mais tout ce qu'il y a de plus réglementaire.

par
lematin.ch
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L'entreprise vRbikes, une filiale de vonRoll, produit des tricycles électriques à Choindez (JU). Le directeur, Eric Meunier, pose ici avec les derniers modèles.

L'entreprise vRbikes, une filiale de vonRoll, produit des tricycles électriques à Choindez (JU). Le directeur, Eric Meunier, pose ici avec les derniers modèles.

Lematin.ch/Sébastien Anex
La précédente version, le vR2, n'a pas connu le succès attendu. Son design n'a pas plu et quelques modèles dorment dans l'usine de Choindez.

La précédente version, le vR2, n'a pas connu le succès attendu. Son design n'a pas plu et quelques modèles dorment dans l'usine de Choindez.

Lematin.ch/Sébastien Anex
Le vR3, ici à l'image, est actuellement testé notamment par la Poste autrichienne, raison pour laquelle des véhicules à plaques  d'immatriculation suisses circulent chez nos voisins.

Le vR3, ici à l'image, est actuellement testé notamment par la Poste autrichienne, raison pour laquelle des véhicules à plaques d'immatriculation suisses circulent chez nos voisins.

Lematin.ch/Sébastien Anex

Tout est parti d'un tweet, celui d'une journaliste et animatrice autrichienne, Ingrid Thurnher, rédactrice en chef de la chaîne ORF III: «Quelqu'un peut-il m'expliquer svp pourquoi les facteurs de la Poste autrichienne circulent avec des plaques d'immatriculation suisses?», a demandé cette présentatrice vedette le 8 juin dernier.

La réponse a été fournie trois jours plus tard par «Blick», qui s'est d'abord tourné vers le fabricant de véhicules électriques Kiburz, à Freienstein (ZH), fournisseur de La Poste suisse. Mais la réponse est finalement venue de Choindez (JU), sur le site de l'ancienne fonderie Von Roll: c'est là que la start-up vRbikes a produit les trois tricycles électriques testés à Vienne.

Durée limitée

Des modèles vR3 sont écoulés un peu partout: en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne et jusqu'en Pologne. Les immatriculations ne sont pas modifiées pour des missions particulières à durée limitée, selon les explications fournies au «Quotidien jurassien» par la cheffe de l'Office jurassien des véhicules, Karine Marti. Un scooter en test ou une machine de chantier en location, c'est pareil.

Quand la demande est forte, vRbikes est capable de produire douze véhicules par semaine, avec huit collaborateurs dans la production et quatre dans la vente. «Du chassis au plus petit composant, tout a été développé chez nous. Les véhicules, mais aussi les stations de recharge», insiste le directeur Éric Meunier. Il y a une manière de créer le besoin et de le satisfaire...

Différentes capacités

L'avantage du vR3, c'est son côté modulable, avec des conteneurs de différentes capacités: le tricycle peut être adapté la demande, pour un facteur, un livreur ou un balayeur. «Les initiales «vR» ne sont pas les initiales de Valentino Rossi», rigole Charles Erard, actif dans la vente chez Von Roll. Vitesse standard de l'engin: 50 km/h, avec une autonomie maximale de 200 kilomètres.

Pour conduire un scooter électrique, un permis A1 suffit. «La conduite d'un tricycle n'a rien à voir avec celle une moto», ajoute Éric Meunier, amateur de Harley Davidson. Principal avantage du Vr3 en milieu urbain, c'est sa fluidité dans le trafic.

Vincent Donzé

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