20.09.2014 à 09:07

Grande-BretagneLa presse inquiète des batailles à venir après le vote écossais

Le vote en Ecosse aura de profondes conséquences sur la gouvernance au Royaume-Uni et pour de nombreux observateurs, le système politique britannique dans son entier doit être changé.

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smk
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Le Premier ministre britannique David Cameron a lancé un appel «au rassemblement» après la victoire du non à l'indépendance. (19 septembre 2014)

Le Premier ministre britannique David Cameron a lancé un appel «au rassemblement» après la victoire du non à l'indépendance. (19 septembre 2014)

Keystone
Le non à l'indépendance de l'Ecosse remporte 55,3% des suffrages contre 44,7% pour le oui. (19 septembre 2014)

Le non à l'indépendance de l'Ecosse remporte 55,3% des suffrages contre 44,7% pour le oui. (19 septembre 2014)

Keystone
Les Ecossais attendent l'ouverture du bureau de vote à Portobello près de Edinburgh (18 septembre 2014)

Les Ecossais attendent l'ouverture du bureau de vote à Portobello près de Edinburgh (18 septembre 2014)

Reuters

La presse britannique poussait samedi un soupir de soulagement après la décision des Ecossais de rester dans le Royaume-Uni. Elle se gardait toutefois d'être triomphaliste en raison des batailles constitutionnelles à venir.

«Ce n'est pas le moment d'être triomphaliste. Le rejet de la sécession par l'Ecosse n'est pas la fin du débat constitutionnel britannique. Un nouveau cadre est requis», estime le Financial Times.

Transferts de pouvoir

Inquiet par la perspective d'une victoire des indépendantistes, le Premier ministre David Cameron a lors des derniers jours de campagne multiplié les promesses, notamment le transfert au Parlement d'Edimbourg de pouvoirs en matière fiscale, budgétaire et de politique sociale.

Mais les négociations s'annoncent âpres, car les trois principaux partis au Parlement londonien sont en désaccord sur l'ampleur de ce transfert, et sur la possibilité pour l'Angleterre d'obtenir des garanties similaires.

«Royaume désuni»

«L'Union est sauvée, mais il s'en est fallu de peu», constate le Daily Telegraph. «Pour l'heure, nous devrions fêter le résultat du référendum et espérer que les divisions nées de la campagne puissent se résorber rapidement, même si cela sera peut-être difficile.»

«La déclaration de Cameron selon laquelle l'Angleterre doit obtenir la même chose que l'Ecosse a de profondes conséquences sur la gouvernance au Royaume-Uni», ajoute le journal de centre droit.

«The Independent» est pareillement préoccupé, titrant «Royaume désuni», tandis que le Daily Mail demande en Une «des votes anglais pour des lois anglaises».

Tout à changer

«A présent la bataille arrive en Angleterre», titre de son côté le Guardian. Selon le quotidien de centre gauche, le système politique britannique dans son entier doit être changé, pour tenir compte des 45% d'électeurs écossais souhaitant l'indépendance.

«Ne nous voilons pas la face... les griefs exprimés pendant la campagne étaient avant tout matériels avant d'être constitutionnels», nuance cependant l'éditorial.

«Fin d'un rêve»

Quant aux principaux journaux écossais - le Scotsman, le Times in Scotland et le Scotland's Daily Telegraph -, ils présentent tous trois en Une des photos du chef du Parti national écossais Alex Salmond. Après avoir mené la campagne pour l'indépendance, celui-ci a annoncé qu'il quitterait son poste de Premier ministre écossais.

«Salmond jette l'éponge», titre le Scotland's Daily Telegraph, tandis que le Times in Scotland regrette «La fin d'un rêve».

Malgré un sursaut de la campagne du «oui» dans les deux dernières semaines de la campagne, le «non» a récolté 55,30% des votes lors du référendum de jeudi, contre 44,70% pour le camp adverse.

(ats)

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