Genève: La pression des ONG se resserre sur la Chine

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GenèveLa pression des ONG se resserre sur la Chine

Plus de 300 ONG de près de 70 pays, dont certaines sont suisses, demandent un mécanisme international indépendant sur les violations des droits de l’homme au Tibet, au Xinjiang et à Hong Kong.

Des centaines d’ONG demandent des mécanismes onusiens d’investigations contre la Chine du président Xi Jinping face aux violations des droits de l’homme observées dans ce pays (archives).

Des centaines d’ONG demandent des mécanismes onusiens d’investigations contre la Chine du président Xi Jinping face aux violations des droits de l’homme observées dans ce pays (archives).

KEYSTONE/AP/Ju Peng

Des centaines d’ONG ont appelé mercredi à «mettre un terme à l’impunité en Chine».

Dans une lettre ouverte au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, à la Haute commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet et aux Etats membres, elles réclament une action urgente. Elles sont également «consternées» par les efforts de Pékin pour détourner le Conseil des droits de l’homme, qui se réunit à nouveau dès lundi prochain à Genève, de son mandat d’investigations sur les violations de ces droits et de cibler les ONG et les défenseurs des droits de l’homme.

Elles demandent à M. Guterres de nommer un émissaire sur la Chine. Cette coalition soutient l’appel à une session spéciale du Conseil des droits de l’homme. En juin dernier, des dizaines d’experts indépendants de l’ONU avaient appelé à des mesures pour protéger les libertés en Chine.

Libertés fondamentales menacées

Il y a deux mois, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme avait fait part de sa préoccupation sur des composantes de la loi sécuritaire à Hong Kong. Plusieurs dizaines de pays, dont la Suisse, avaient appelé au Conseil des droits de l’homme la Chine et les autorités de la région autonome à ne pas appliquer cette législation controversée. Pékin avait accusé ces Etats d’ingérence dans ses affaires intérieures.

Il y a quelques jours, plusieurs experts indépendants de l’ONU avaient eux estimé que ce dispositif à Hong Kong menace les libertés fondamentales. La législation punit les activités séparatistes et «terroristes», la subversion ou les «ingérences» étrangères. Selon Pékin, la loi vise surtout les activités à même de séparer Hong Kong de la Chine. Ou encore les violences portant atteinte à la sécurité nationale.

(ATS/NXP)

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