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PATINAGE ARTISTIQUELa protestation originale du couple Wende

Treizièmes de l'épreuve de couples, Maylin et Daniel Wende ont été privés de leur coach à Sotchi pour une histoire datant d'il y a 19 ans. Ce qu'ils peinent à digérer.

par
Frédéric Lovis
Maylin et Daniel Wende exhibe le coussin à l'effigie de leur coach.

Maylin et Daniel Wende exhibe le coussin à l'effigie de leur coach.

Un coussin à l'effigie de Karel Fajfr, avec l'inscription «Coach, tu nous manques ici», a été lancé sur la glace après le programme libre de Maylin et Daniel Wende. Les deux athlètes allemands l'ont ramassé, puis exhibé dans la zone où s'effectue l'attente avant la distribution des notes. Une sanction prise contre ce geste non prémédité, ont assuré les patineurs, n'est pas à exclure.

Karel Fajfr? C'est l'entraîneur du couple. Il a été interdit de Jeux olympiques par la DOSB (Deutscher Olympischer Sportbund ). La raison: l'homme de 70 ans avait été condamné à une peine avec sursis il y a 19 ans pour une affaire d'abus sexuels. Cette trace dans son passé judiciaire ont conduit les dirigeants de la plus haute instance sportive germanique à l'interdire de Jeux olympiques.

L'occasion fait le larron

Cette décision ne plaît pas du tout à Maylin et Danil Wende. Ils ont profité de l'arrivée fortuite, à les croire, de l'objet sur la glace pour le rappeler au monde entier. «Nous ne comprenons pas pourquoi Karel Fajfr ne peut pas nous accompagner. Lors des Mondiaux et des Européens, il peut le faire, mais pas aux JO», se sont-ils étonnés.

Cette exclusion au nom d'une histoire datant de 19 ans avait déjà empêché le coach d'être accrédité via la DOSB aux JO de Vancouver, rappelle Bild. Les deux athlètes avaient alors passé par la Belgique pour obtenir le sésame de leur mentor. Cette année, ils n'ont appris la nouvelle exclusion de leur coach que dix jours avant leur départ pour Sotchi. Trop tard pour imaginer un stratagème semblable à celui utilisé il y a quatre ans afin de contourner l'intransigeance de la DOSB.

«Il y a de bonne raisons à cette décision», a tenu pour sa part à souligner Alfons Hörmann, président de la plus haute instance sportive allemande.

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