France: La «quasi-totalité» des restes de Maëlys retrouvés

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FranceLa «quasi-totalité» des restes de Maëlys retrouvés

Au lendemain des aveux de Nordahl L., les policiers ont retrouvé le squelette de la petite fille disparue depuis cet été. Les recherches sont terminées.

Les fouilles ont eu lieu à Attignat-Oncin, en Savoie pour retrouver les restes du corps de la petite Maëlys.

Les fouilles ont eu lieu à Attignat-Oncin, en Savoie pour retrouver les restes du corps de la petite Maëlys.

AFP

La «quasi-totalité» des restes de la petite Maëlys, disparue fin août dans l'est de la France, ont été retrouvés jeudi lors des recherches engagées sur les indications du principal suspect, Nordahl L., a-t-on annoncé de source judiciaire. «La quasi-totalité du squelette, ainsi que les vêtements et une chaussure» ont été retrouvés à l'endroit où, la veille, le crâne et un os de la fillette avaient été découverts, a annoncé le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

Le procureur a précisé que les opérations de recherche étaient terminées dans l'immédiat. Aucun autre élément lié au crime n'a été trouvé dans ce secteur, a-t-il ajouté. Selon le procureur, Nordahl L. sera réentendu «prochainement» par les juges d'instruction. L'ancien maître-chien a refusé dans l'immédiat de s'exprimer sur les circonstances de la mort de la fillette.

Circonstances de la mort

Acculé après l'apparition de nouveaux indices, L. a fini par avouer mercredi, après six mois de silence, avoir tué «involontairement» la fillette de 8 ans, disparue fin août lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin, un gros bourg de l'est de la France.

S'il a fourni aux enquêteurs des indications qui leur ont permis de retrouver de premiers restes de l'enfant - un crâne et un os long - l'ancien maître-chien a refusé de s'exprimer sur les circonstances de sa mort. Des fouilles se poursuivaient dans des conditions très difficiles à cause de la météo ce jeudi à Attignat-Oncin, en Savoie.

«Il a indiqué qu'il souhaitait d'abord que le corps de Maëlys soit retrouvé et qu'il s'expliquerait ultérieurement», à l'occasion d'une prochaine audition, avait indiqué mercredi le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat.

Terrain très accidenté

Pour son avocat Alain Jakubowicz, c'est un «grand soulagement» de voir que son client dit désormais la vérité après s'être muré dans le silence depuis son inculpation.

«L'enquête doit se poursuivre. Il aura à répondre à de nombreuses questions. Il sera entendu prochainement sur aux circonstances dans lesquelles cette mort est intervenue. J'ai la conviction qu'il y contribuera pleinement», a fait valoir Me Jakubowicz.

La reprise des recherches pour retrouver le reste de la dépouille de l'enfant était rendue difficile par les conditions météorologiques - neige, pluie et épais brouillard - compliquant encore la tâche des enquêteurs sur ce terrain très accidenté.

La gendarmerie a mobilisé de gros moyens: des chiens spécialisés dans la recherche de corps, un laboratoire mobile et une vingtaine d'experts de l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale).

L. va-t-il pouvoir longtemps plaider le caractère accidentel de la mort de l'enfant alors qu'il est mis en cause dans une autre affaire criminelle: le meurtre du caporal Arthur Noyer, en avril, toujours dans cette même région proche de Chambéry (Savoie) ? «Je n'oublie pas qu'il y a un autre dossier», a indiqué Me Jakubowicz, sur les conseils duquel L. est passé aux aveux. L, dont le profil psychologique continue à dérouter les enquêteurs, a été inculpé le 20 décembre pour l'assassinat d'Arthur Noyer.

Sur France info, l'avocat de la famille Noyer Bernard Boulloud, a espéré qu'il «ira jusqu'au bout de sa logique d'aveux». Même si son avocat s'offusque de l'étiquette de «serial killer» qui est désormais attachée à son client, «sans l'ombre du commencement d'une preuve», le parquet de Grenoble a aussi rouvert récemment quatre autres affaires de disparitions, survenues en Isère entre 2010 et 2016.

- Cellule de coordination -

Une cellule de coordination, baptisée Ariane, a été créée il y a moins d'un mois au pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise, près de Paris, afin de détecter d'éventuels recoupements entre L. et des disparitions et crimes non élucidés.

Les gendarmes du Service central de renseignement criminel (SCRC) examinent à la loupe «le parcours de vie» de L., en interrogeant toutes les bases judiciaires mais aussi les prestataires privés comme les opérateurs téléphoniques, les transporteurs ou les assurances.

Ce travail vise à «fixer dans le temps et dans l'espace» le suspect pour permettre des rapprochements et relancer des enquêtes criminelles non résolues.

(AFP)

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