08.03.2016 à 23:33

FinlandeLa radioactivité venait du lieu même des mesures

Des valeurs élevées avaient été mesurées mardi à Helsinki, mais rien n'en expliquait la cause. Le problème émanait du sous-sol...

Image d'illustration, Keystone

Le régulateur finlandais du nucléaire (STUK) avait indiqué mardi avoir mesuré un pic exceptionnel de radioactivité au césium-137 à Helsinki. La directrice de la surveillance de la radioactivité, Tarja Ikäheimonen, avait précisé qu'une concentration de 4000 microbecquerels par mètre cube d'air avait été mesurée dans la capitale entre le 3 et le 4 mars.

Cette concentration correspond à mille fois la normale, ce qui est «tout à fait exceptionnel du point de vue de la sécurité nucléaire», mais un million de fois moins que le niveau auquel la population doit se rendre dans des abris, avait-elle expliqué.

Surtout, rien n'expliquait la situation, ce qui suscitait l'étonnement du régulateur. De tels niveaux ne pouvaient pas correspondre à la résurgence occasionnelle des particules dégagées par l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986. Et aucun incident n'avait été signalé dans les deux centrales nucléaires du pays.

De même, un incident dans une centrale, éventuellement dans un pays voisin, aurait provoqué un mélange de diverses substances radioactives, ce qui n'était pas le cas ici. Le mystère était d'autant plus épais que les mesures faites en d'autres endroits du pays où le STUK surveille la radioactivité étaient parfaitement dans la norme.

En fin de journée, l'origine du problème a pu être localisée. Il s'agissait en fait d'un des voisins du STUK, une entreprise qui manipule ce métal dont les locaux se situent dans le garage une partie du sous-sol de l'immeuble où le régulateur a son siège. Une société qui traite des déchets faiblement radioactifs, a indiqué le STUK.

Les lieux concernés ont été fermés au public afin d'éclaircir les circonstances de cette contamination. «Nous continuons à enquêter sur l'origine des radiations. Les concentrations mesurées sont vraiment faibles et ne posent pas de risque pour la santé. Le personnel et les visiteurs du STUK ne sont pas en danger», a assuré Tarja Ikäheimonen, citée dans le communiqué.

(AFP)

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