La récolte des déchets fait se déplacer la juge

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Après s’être rendue sur place, la juge administrative Carmen Bossart Steulet a rejeté le recours de deux propriétaires de Courrendlin opposés à la pose de trois moloks.

par
Vincent Donzé
La pose de trois moloks a été autorisée à Courrendlin (JU).

La pose de trois moloks a été autorisée à Courrendlin (JU).

lematin.ch/Vincent Donzé

La récolte des déchets ménagers est une priorité pour la juge administrative jurassienne Carmen Bossart Steulet: cette magistrate a rejeté les recours déposés par deux propriétaires de Courrendlin opposés à la pose de trois moloks à proximité de leurs immeubles.

La juge a pris sa décision après avoir auditionné les parties et s’être rendue sur place. Carmen Bossart Steulet a tenu compte du préavis de la Commission des paysages et des sites pour constater que la pose de ces trois moloks était compatible avec l’environnement hétéroclite du secteur.

Des odeurs

Les griefs relatifs au bruit et à la propagation des odeurs ont été écartés, considérant que «selon l’expérience de la vie, on peut admettre que l’utilisation de ces moloks ne gênera pas de manière sensible la population dans son bien-être», sachant que les normes en vigueur ne seront pas dépassées.

Les moloks prévus seront-ils dangereux pour la sécurité sur la voie publique? La juge a répondu par la négative: «Au vu de leur emplacement, en dehors de la chaussée, à des endroits où la visibilité est bonne, la sécurité routière n’est pas compromise», a-t-elle estimé.

La sécurité n’est pas non plus menacée de manière significative au moment où le camion-grue viendra vider les moloks, «cette manœuvre ne prenant que quelques minutes par semaine et par moloks». La circulation demeurera possible.

Pas le cas

Un recourant craignait de ne plus pouvoir construire sur sa parcelle, l’accès étant prétendument entravé par les moloks. «La visite des lieux a montré que tel n’était pas le cas», rétorque sèchement la juge administrative.

Le mécontent a certes produit des plans pour l’aménagement de la parcelle sur laquelle est construit un immeuble vétuste et inoccupé de longue date, mais il n’a pas entrepris les démarches nécessaires pour l’obtention d’un permis de construire.

Si le projet satisfait aux normes, l’autorité n’a pas à étudier d’autres variantes, mais le jugement rendu peut faire l’objet d’un recours dans les 30 jours auprès de la Cour administrative du Tribunal cantonal.

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