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EpilogueLa Russie met fin aux poursuites contre Marco Weber

La justice russe a mis fin mercredi à de nouvelles poursuites contre des militants de Greenpeace inculpés après une action dans l'Arctique, dont le Zurichois Marco Weber.

Le militant zurichois de Greenpeace Marco Weber (photo d'archives).

Le militant zurichois de Greenpeace Marco Weber (photo d'archives).

Keystone

La justice russe a mis fin mercredi à presque toutes les poursuites visant les militants de Greenpeace inculpés après une action dans l'Arctique et amnistiés, ouvrant la voie à leur départ du pays. Dans la soirée, l'ONG a annoncé que les charges avaient été levées pour 29 personnes sur trente, dont le Zurichois Marco Weber.

Cette mesure est la conséquence de la loi d'amnistie qui a provoqué l'abandon des premières charges mardi. Sur son compte Twitter, l'ONG a successivement annoncé l'abandon des poursuites visant 17 militants, dont le capitaine américain Peter Willcox, la médecin russe Ekaterina Zaspa ou encore Marco Weber. Les autres pourraient être concernés plus tard dans la journée, selon l'organisation.

Les membres d'équipage du navire Arctic Sunrise ont tous été convoqués mercredi dans les locaux du Comité d'enquête russe à Saint-Pétersbourg, en charge du dossier. L'autorité leur a signifié au fil de la journée l'abandon des charges, a indiqué Greenpeace dans un communiqué.

«L'Italien Cristian d'Alessandro est contraint de revenir au comité d'enquête demain, car il n'a pas été possible de lui trouver un traducteur aujourd'hui», explique Greenpeace.

Départ dans les jours à venir

La plupart des militants qui ne sont pas Russes - ils sont 26 au total - doivent encore obtenir des visas de sortie sur leur passeport pour pouvoir rejoindre leur pays, ce qui devrait être possible «dans les jours à venir», selon l'ONG.

Arrêtés en mer par un commando des forces russes, ils n'ont en effet pas dans leur passeport de visa témoignant de leur entrée légale en Russie, ce qui les empêche de ressortir à tout moment.

Même si les ressortissants du Brésil, d'Argentine, de Turquie et d'Ukraine n'ont en principe pas besoin de visa pour se rendre en Russie selon des conventions bilatérales, les militants de Greenpeace originaires de ces pays doivent quand même obtenir une autorisation du service des migrations pour quitter le territoire, a indiqué un porte-parole de Greenpeace.

(ats)

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