Actualisé 28.06.2014 à 13:41

VaticanLa santé fragile du pape inquiète

Le pape François a repris ses engagements du week-end après avoir annulé vendredi au dernier moment pour une «indisposition soudaine» une visite à l'hôpital romain de Gemelli.

Le pape semble «très fatigué» et aurait souffert d'importants maux de tête.

Le pape semble «très fatigué» et aurait souffert d'importants maux de tête.

AFP

Selon l'agence de presse Ansa, le pape était «très fatigué», raison pour laquelle un engagement a été annulé en dernière minute.

Le pape François, décrit par des témoins comme fatigué mais souriant, a repris samedi ses engagements, recevant coup sur coup le président malgache puis les délégués de l'Eglise orthodoxe de Constantinople.

Le pontife avait annulé au dernier moment vendredi une visite à l'hôpital catholique Gemelli, en raison d'une «indisposition» de nature non précisée. Son porte-parole, le père Federico Lombardi, avait alors rappelé «le rythme très intense» et les «nombreux engagements» du pape.

Selon les médias, il était «très fatigué» et aurait souffert de maux de tête, accentués par une vague de chaleur.

Samedi, dès 9h30, Jorge Bergoglio a reçu le cardinal québécois Marc Ouellet, préfet de la Congrégation des évêques. Il a ensuite rencontré le président de Madagascar Hery Rajaonarimampianina. Selon les journalistes présents, le pape trahissait une certaine fatigue mais a souri avec son affabilité habituelle. L'entretien centré sur la lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales a duré une dizaine de minutes.

«Son frère bien aimé»

Le pape a eu quelques quintes de toux et parlait d'une voix très basse. Hery Rajaonarimampianina est venu à Rome pour assister à la remise à un archevêque métropolite de son pays du pallium des mains du pape, dimanche, à l'occasion de la fête des Saints Pierre et Paul.

Cette fête était aussi la raison de la venue samedi au Vatican d'une délégation du patriarcat oecuménique de Constantinople devant laquelle le pape a prononcé un discours où il a évoqué ses différentes rencontres avec «son frère bien aimé», le patriarche orthodoxe Bartholomée.

Elles «nous ont donné la possibilité de manifester l'un envers l'autre l'amour du Christ qui nous lie et la volonté renouvelée et partagée de continuer à cheminer ensemble sur la route menant à une pleine unité», a déclaré le pape, durant l'audience avec cette «Eglise soeur» de l'Eglise catholique.

Comme ses prédécesseurs, François entretient des relations très suivies avec le patriarche Bartholomée qui conserve une primauté d'honneur au sein de l'orthodoxie, depuis le grand schisme de 1054.

(ats/afp)

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