Neuchâtel: La sauveuse de faons a besoin de renfort!
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NeuchâtelLa sauveuse de faons a besoin de renfort!

Le visage d'Aurore Lecerf incarne le sauvetage des faons, mais cette bénévole a besoin d'aide. Et de financement.

par
Vincent Donzé
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Un drone équipé d'une caméra thermique et la formation d'un pilote, c'est un gros investissement.

Un drone équipé d'une caméra thermique et la formation d'un pilote, c'est un gros investissement.

DR
«On dirait les parents contents qu'on ait sauvé leurs enfants», écrit Tomi Tomek.

«On dirait les parents contents qu'on ait sauvé leurs enfants», écrit Tomi Tomek.

Tomi Tomek
Dans l'objectif de Tomi Tomek, cette famille réunie.

Dans l'objectif de Tomi Tomek, cette famille réunie.

Tomi Tomek

À elle seule, Aurore Lecerf (24 ans) a sauvé 30 faons menacés par des faucheuses. Avec son drone équipé d'une caméra thermique par la fondation SOS Chats, cette bénévole jurassienne a suivi une formation. Mais seule, elle ne peut pas répondre à la demande des agriculteurs neuchâtelois.

Aurore s'est levée tout l'été à 4 heures du matin pour cinq heures de quadrillage, avant le réchauffement du sol. Mais au terme de la première saison, il s'agit d'acquérir d'autres appareils et de former d'autres pilotes.

Opération Bambi

Pour 2020, le suivi de l'«Opération Bambi» passe par un financement participatif qui touche à sa fin. Deux jours avant son terne, la promesse de 102 contributeurs réunissait mardi soir 9600 francs. «C'est à la fois beaucoup et peu, devant l'ampleur de la tâche», commente Tomi Tomek, initiatrice du projet.

Chaque année en Suisse, 3000 faons sont tués par une machine agricole. Un faon est tellement peu visible que sa localisation se déroule en deux temps, pour ne pas le piétiner: Aurore s'avance un bras tendu et s'arrête lorsque, sur l'écran, sa main recouvre le faon. Une caisse est alors posée sur l'animal, le temps de la fauche.

Coupé en deux

C'est après avoir été confrontée à la vision d’un faon coupé en deux dans un champ près de son refuge que Tomi Tomek a décidé d’agir, avec l'acquisition d'un drone pour la saison 2019.

Bilan de la première saison pour Aurore et sept bénévoles: 30 faons sauvés sur 44 parcelles survolées. «Nous avons, malheureusement, dû refuser plusieurs demandes d’aide de la part des agriculteurs, car pour le moment nous sommes les seuls à opérer pour ce canton», détaille Tomi Tomek.

Le constat de Tomi Tomek

«Les chevrettes mettent bas dans le courant du mois de mai et de juin dans les hautes herbes. Les 3 premières semaines de leur vie, les faons n’ont pas d’odeur afin d’éviter d’attirer l’attention des prédateurs, c’est pourquoi leur instinct de survie leur dicte de se terrer et de rester immobile à l’approche d’un danger. Durant la période de la fauche qui se déroule généralement de mai à juillet, beaucoup de faons se font faucher par les machines agricoles».

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